Colombe, pilier surprise

  • George Henri Colombe of France during the RBS Six Nations match between France U20 and Wales U20 on March 17, 2017 in Montauban, France. (Photo by Manuel Blondeau/Icon Sport) George Henri Colombe of France during the RBS Six Nations match between France U20 and Wales U20 on March 17, 2017 in Montauban, France. (Photo by Manuel Blondeau/Icon Sport)
    George Henri Colombe of France during the RBS Six Nations match between France U20 and Wales U20 on March 17, 2017 in Montauban, France. (Photo by Manuel Blondeau/Icon Sport) Icon Sport - Icon Sport
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Ben Tameifuna parti et Cedate Gomes-Sa pas à son meilleur niveau. Par chance, le Racing s’est semble-t-il trouvé un nouveau droitier...

En Auvergne, les Racingmen comptaient sur la feuille de match neuf joueurs issus du centre de formation, à savoir Virimi Vakatawa, Bernard Le Roux, Hassane Kolingar, Eddy Ben Arous, Louis Dupichot, Antoine Gibert, Camille Chat, Teddy Baubigny et… George-Henri Colombe. Lui ? C’est un roc, un buffle, 1,93 m sous la toise et 135 kg sur la balance, les meilleurs jours. Longtemps considéré comme un immense espoir du poste en France, clé de voûte de la mêlée des moins de 20 ans tricolores il y a trois saisons, Colombe (22 ans) a pourtant mis de très longs mois avant de s’épanouir en Top 14, puis en Champion’s Cup.

Longtemps barré au club par Ben Tameifuna, Cedate Gomes-Sa ou Census Johnston, "GH" a dû s’exiler en deuxième division (à Nevers) pour gagner en temps de jeu. Laurent Travers, le directeur du Racing 92, explique en préambule : "Nous avons fait avec George-Henri la même chose qu’avec Hassane Kolingar, que nous avions prêté il y a deux ans à Vannes. Moi, je pars en effet du principe que la Pro D2 devrait être un vivier de formation pour le rugby français, une sorte de laboratoire."

S’en donnera-t-il les moyens ?

Revenu de deuxième division plus féroce qu’il ne l’était en quittant les Hauts-de-Seine en 2018, Colombe a alors continué sa progression à son rythme, doucement le matin et pas trop vite l’après-midi. Sorti du confinement en surcharge pondérale, le jeune homme a ainsi déclenché la fureur du staff francilien, lequel l’a aussitôt soumis au régime qui était celui de Ben Tameifuna, au temps où "Big Ben" faisait passer ses dirigeants par tous les états. "Il a alors perdu douze kilos, poursuit Travers. George-Henri a besoin d’être sans arrêt stimulé. Il a parfois tendance à se laisser vivre et parfois, ça me fait un peu peur. Le potentiel, je sais qu’il l’a et son début de saison ne me surprend pas. Mais croyez-moi, il en a encore beaucoup sous la pédale : George-Henri, il doit aller plus dans le dur, dans la souffrance. S’il se donne enfin les moyens de réussir, il aura une carrière magnifique."

Convaincant à Lyon lors de la première journée de Top 14, au fil de laquelle il avait aidé la mêlée du Racing à réagir face au Lou, très bon contre Montpellier dans la foulée, Colombe a finalement marqué les esprits en Auvergne, poussant son vis-à-vis Etienne Falgoux à la faute à trois reprises. Pardon ? On craignait que le départ de "Big Ben" ne soit jamais compensé ? On s’était visiblement trompé et, dans la mesure où George-Henri Colombe prouve à son staff qu’il a plus de trente-cinq minutes dans les jambes (ce ne fut pas le cas au Michelin…), les dirigeants franciliens auront eu raison de laisser s’envoler Tameifuna, l’un des plus gros salaires du club.

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