Colomiers donne une leçon de réalisme

  • Thomas Girard maître du jeu de Colomiers
    Thomas Girard maître du jeu de Colomiers Icon Sport - Icon Sport
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Dans un match âpre, Colomiers a obtenu ce qu’il était venu chercher. Thomas Girard aura eu raison de Cantaliens trop maladroits.

Échaudés d’une sortie ratée dans la Drôme, frustrés d’un report de match, les Columérins n’avaient pas l’intention de se prendre une nouvelle fois les pieds dans le tapis. Face à un Aurillac méconnaissable, sauf sur la mêlée, les Hauts-Garonnais ont capitalisé toutes leurs opportunités, notamment en première période.

Avec le vent favorable sur le premier acte, ils ont mis sous pression des Cantaliens qui, plutôt que de remonter les ballons à la main, ont pris l’option du jeu au pied. Raté, d’autant plus que les Thomas (Vincent et Dubourdeau) n’étaient pas très inspirés, pas plus que le reste de l’équipe coupable d’une fébrilité qui tranchait royalement avec la démonstration grenobloise. Bref, sans être non plus euphorique balle en main, Colomiers s’est d’abord appuyé sur le pied précis d’un autre Thomas (Girard), auteur de trois pénalités et d’une transformation.

Problème de maîtrise

On a quand même vu un essai en première période, celui d’Alexis Palisson en bout de ligne alors que les Aurillacois évoluaient à 14 suite au jaune reçu par le deuxième ligne Giorgi Javakhia. 16-0 à la pause, rien à redire si ce n’est les sept dernières minutes pour des Cantaliens dominateurs, pilonnant les 5 mètres adverses, Colomiers jouant à 14 à la 33e (jaune pour Romain Bézian) puis 13 à la 37e (jaune pour Beka Sheklashvili), puis 12 à la 40e (jaune pour Thomas Larrieu). Un zéro pointé à l’arrivée au lieu d’un essai qui tendait les bras…

"On est satisfait de cette victoire quand on voit le début de saison des Aurillacois, leurs qualités, leur enthousiasme, et s’ils viennent chercher la victoire dans les dix dernières minutes, il n’y a rien à dire non plus, confiait Julien Sarraute pour qui la prestation globale était loin d’être aboutie. On fait trop de fautes. Les dix dernières minutes de la première mi-temps sont très mauvaises sur le plan de l’indiscipline, de la maîtrise tactique. Et on y a laissé des plumes, ensuite."

Effectivement, Aurillac a relevé la tête dans le second acte, maîtrisé l’occupation mais balbutié dans la finition. Le dernier geste, la dernière passe, la dernière prise de balle ont donné lieu à d’incroyables fautes de mains. La touche a elle aussi été plus que contrariée, la sortie du talonneur Luka Nioradze (10e) n’arrangeant pas les choses. Pour autant, les hommes de Roméo Gontineac vont par deux fois aller à dames, Rhema Sagote (53e) et Beka Saginadze (77e), et auront même la balle de match sur la sirène, sous les perches, mais un énième en-avant viendra ponctuer la rencontre.

"La gestion de la première mi-temps a été très, très moyenne. Sous la pression, on a perdu tous nos moyens. On a manqué aussi de hargne, analysait Roméo Gontineac, entraîneur du SA. Ce qui me rassure, c’est que les joueurs ont réagi. Des matchs on va en perdre, mais on va aussi en gagner, d’ailleurs on en gagnera plus qu’on en perdra car on a un bon groupe et une belle équipe. Il faut juste qu’on grandisse."

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Jean-Marc AUTHIE
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