La montée en puissance du Stade Toulousain

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    La montée en puissance du Stade Toulousain.
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Au début des années 80, Le stade toulousain prit son envol sous l’influence d’un président exceptionnel, Jean Fabre. Il impulsa une dynamique qui dure encore. ce fut vraiment une renaissance, car Toulouse était alors un club instable qui n’avait rien d’un épouvantail. il devait passer 38 ans sans titre.

Beaucoup de gens parmi les plus jeunes font l’erreur. Le Stade Toulousain n’a pas toujours été un club de premier plan. Il fut très fort au début du vingtième siècle, puis dans les années 20. Mais il connut aussi de longues périodes de carence. Il a par exemple passé trente-huit ans sans soulever le Bouclier de Brennus entre 1947 et 1985. La génération Bergougnan attendit longtemps pour voir ses susccesseurs.

Durant ce laps de temps, il n’a joué que deux finales (69 et 80). Pire, dans les années 60 et 70, il aurait dû descendre en deuxième division mais d’obscurs règlements fédéraux ou des concours de circonstances lui sauvèrent la mise. Longtemps, le Stade Toulousain fut un club instable et capricieux, miné par des rivalités de dirigeants. Il fut sauvé du naufrage par une formation correcte, et les avantages d’exister dans une ville universitaire Quelques joueurs brillants parvenaient quand même à sauver les apparences (Bérot, Villepreux, Rives, Skréla, Novès) mais il n’y avait pas de vrai projet collectif. Les performances des Rouge et Noir étaient marquées par l’irrégularité. Le club était devenu une équipe comme les autres qui faisait nettement moins peur qu’Agen, Béziers ou Narbonne. Quand elle perdait au Boucau, ce n’était pas un événement.

En fait, le Stade Toulousain n’est revenu au premier plan qu’au début des années 80. L’image symbolique, c’est bien sûr le titre de 1985 gagné face à Toulon (36-22 après prolongations) avec le festival de Denis Charvet et de Erik Bonneval. L’une des plus belles finales de l’Histoire.

Ce fut le début d’une ère dorée… qui n’est pas encore terminée car depuis, Toulouse a remporté treize finales nationales et quatre finales européennes. Il a formé ou abrité des wagons d’internationaux. Le professionnalisme instauré, il trouva même le pouvoir d’attirer des joueurs qui acceptaient de venir jouer pour de moins bons salaires qu’ailleurs. Aucun club ne disposait d’un tel label. Il est rapidement devenu le club des fans qui n’ont pas de club.

Au début des années 80 donc, une série de facteurs a transformé un club qui roupillait à l’ombre de son glorieux passé en véritable arsenal du rugby moderne.

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