À Montauban, le pack à l’attaque

  • Présent depuis 2012, le pilier gauche Nicolas Agnési est le symbole du paquet d’avants conquérant de Sapiac.
    Présent depuis 2012, le pilier gauche Nicolas Agnési est le symbole du paquet d’avants conquérant de Sapiac. Midi Olympique - Stéphanie Biscaye
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L’USM connaît un début de saison prometteur grâce à un paquet d’avants très rassurant et une maîtrise des fondamentaux. De bonnes fondations pour exister par la suite.

On dit souvent que le rugby se gagne devant, ou du moins commence devant. Le début de saison de l’USM en est la preuve. Extrêmement coriace, le pack de Montauban réussit plutôt bien sa rentrée. Contre Biarritz, il a provoqué à la faute à tel point que les Basques ont perdu leur avance de douze points. En sept petites minutes, quatre pénalités étaient tentées et transformées par Jérôme Bosviel et le double avait permis aux Montalbanais de sortir de leur camp. Le jeu au sol, domaine dans lequel ils paraissaient dépassés en première période, leur a valu un succès mérité et séduisant. Pareil contre un autre pensionnaire du haut de tableau, Grenoble. Les zones des rucks ont rapporté quinze points aux Vert et Noir qui n’en demandaient pas tant. "On a des consignes bien précises des coachs. On sait qu’il peut y avoir des occasions et quand elles se présentent, certains joueurs savent faire, explique Nicolas Agnési, spécialiste de l’exercice. Ça apporte des points, alors autant en profiter, surtout avec Jérôme Bosviel qui enquille tout en ce moment."

Les nouvelles règles pas si innovantes

Alors que la zone des rucks est scrutée sur les terrains de Top 14 et Pro D2 depuis la reprise, le pilier gauche ne semble pas troublé par cette modification des règles : "Il n’y a rien de spécial qui a changé. Il faut surtout être plus proche du soutien quand on a le ballon. Et en défense, faire tomber le plus vite possible pour ouvrir une fenêtre de grattage." En somme, la loi n’a sensiblement pas changé, seule son application s’est vue durcir par le corps arbitral. Au vu des récentes prestations de ce dernier, on croit savoir que la règle a bien été assimilée. Nicolas Agnési, seul survivant de la Fédérale 1 avec Dimitri Vaotoa, s’est aussi illustré en défense avec des plaquages à répétition. "Je n’ai rien changé de particulier. Quand on enchaîne les matchs, il est plus facile de garder le rythme et de s’épanouir." Si la saison dernière a un peu été celle de la révélation pour l’ancien joueur de Narbonne, du moins dans un statut de titulaire, cet exercice 2020-2021 se pose dans la continuité, tant il semble plaire au nouveau manager Florian Ninard.

"On s’attend à un gros combat devant"

Premier participant à la conquête, il connaît les Aurillacois et s’attend, comme tous les observateurs, à une guerre des tranchées : "Comme souvent, c’est très dense, ils ont dominé tout le monde en mêlée et on s’attend à un gros combat. En plus, on annonce de la pluie et donc un terrain gras…" Jusqu’ici la conquête s’est avérée dominante pour Sapiac, alors la réception du Stade aurillacois s’annonce comme un nouveau joli test. D’autant plus pour Florian Ninard qui annonçait pour la reconstruction du club un socle constitué de conquête, défense et discipline. Une chance pour le gaucher de 32 ans qui attaque sa huitième saison à Sapiac : "Ça me va très bien ! C’est la base de tout pour moi. Quand cet engagement est partagé par tous, c’est encore mieux !"

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