Alors, jauge à 1 000 ou huis clos ?

  • Les supporters de Lyon pourront-ils continuer à aller au stade ?
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L’abaissement des jauges à Bordeaux, Toulouse et Lyon posent question. Faut-il fermer ou non les stades ? Plusieurs clubs de foot ont décidé de recourir au huis clos. Le rugby prend le contre-pied.

Après Bordeaux, Toulouse et Lyon ont vu la jauge du nombre de personnes autorisées aux événements abaissée à 1 000. Un crève-cœur et un casse-tête pour les dirigeants, confrontés à cette question : jauge à 1 000 ou huis clos ? D’un point de vue économique, une si faible assistance peut en effet occasionner une moins-value. à ce sujet, l’argentier du RCT, Bernard Lemaître, parle même d’une « opération complètement déficitaire » dans Var Matin. Du côté du foot, le TFC a d’ailleurs opté, comme les Girondins, pour le huis clos : « L’ensemble de nos supporters et partenaires ne pouvant pas assister à la rencontre, il nous a semblé préférable de ne pas créer de distinction et donc de garder les portes du Stadium closes. » Cette mesure radicale n’est pour l’heure pas plébiscitée en Top 14. à l’UBB, Laurent Marti nous a confirmé son intention d’accueillir du public, même a minima. Une question de principe, avant tout. « Le huis clos, c’est la mort du club », avait-il déclaré fin août.

Lyon a tranché, Toulouse réfléchit

La jauge à 1 000 permet de maintenir un semblant de vie et de liant avec l’entourage. Yann Roubert, l’homme fort du Lou, affiche la même position et se refuse à fermer les portes. Voici pourquoi : « Il faut savoir que lorsqu’on ouvre le stade, on « doit » environ 7 000 places à nos partenaires et abonnés. Cela coûte déjà cher et il faut ajouter les frais d’organisation. Avec une jauge à 1 000, il y a donc 6 000 personnes, au minimum, à qui on doit des places. Avoir à choisir parmi les abonnés, supporters et partenaires est une situation abominable à laquelle on va tout de même se résoudre. Si cela perdurait, on essaierait de procéder à une rotation. Mais dans un premier temps, on va se rapprocher de nos trois groupes de supporters (la Meute, Lou United et les Loudgunums) pour distribuer les places, sans oublier d’en réserver une grosse centaine pour nos partenaires. C’est un vrai crève-cœur mais on préfère cette solution à un huis clos, en espérant que nos mille supporters feront chacun du bruit comme vingt. »

Du côté de Toulouse, la réflexion était encore engagée en milieu de semaine. Entre le déplacement à Exeter et la question de l’accueil des supporters, les réunions s’enchaînaient à n’en plus finir dans les bureaux du stade Ernest-Wallon. Le club devrait communiquer ces jours-ci sur le dispositif choisi pour ses prochaines réceptions, à commencer par celle du RCT. 

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Vincent Bissonnet avec Jérôme Prévôt, Nicolas Zanardi et Jérémy Fadat
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