La Ligue et la Fédé vont se retrouver devant la justice

  • Bernard Laporte President of French Federation of Rugby and Pau Goze President of French League of Rugby during the Top 14 semi final match between Racing 92 and Clermont Auvergne at Orange Velodrome on May 27, 2017 in Marseille, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport)
    Bernard Laporte President of French Federation of Rugby and Pau Goze President of French League of Rugby during the Top 14 semi final match between Racing 92 and Clermont Auvergne at Orange Velodrome on May 27, 2017 in Marseille, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) Avalon / Icon Sport - Avalon / Icon Sport
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Malgré une ultime conciliation lundi dernier entre la Fédération et la Ligue, aucun accord n’a été trouvé quant à la durée de la mise à disposition des internationaux français pour la prochaine tournée d’Automne. La LNR a donc officiellement informé la FFR de sa requête devant le conseil d’Etat pour « Dédaut de discussion ».

Rude semaine pour l’image du rugby français. Au cœur d’une période pour le moins troublée - doux euphémisme - où le président de la Fédération française de rugby Bernard Laporte et son vice-président Serge Simon, les principaux interlocuteurs de la LNR dans le dossier de mise à disposition des internationaux français pour la prochaine tournée d’automne, largement étendue par World Rugby, se sont retrouvés durant près de 36 heures en garde à vue dans les bureaux de la BRDE (Brigade de répression de la délinquance économique), les débats du rugby français vont encore se poursuivre devant la justice. La Ligue nationale de rugby a officiellement informé la FFR de son action devant le Conseil d’État.

Une ultime réunion pour rien…

Lundi dernier, les deux parties ont passé un long moment à discuter, sans parvenir à un accord. La FFR, ferme sur l’organisation des six rencontres prévues, a toutefois proposé dans un document transmis à l’issue de la réunion de « plafonner en accord avec le sélectionneur, la sélection des internationaux français à cinq feuilles de match ». Mais pas seulement. La FFR s’est dite prête à libérer l’ensemble des joueurs pour le week-end sans matchs internationaux (7-8 novembre) et s’est engagé à ne sélectionner, pour le premier match du 24 octobre contre le pays de Galles, aucun des joueurs ayant éventuellement participé à une des deux finales européennes disputées le week-end précédent. Selon plusieurs sources, le président de la LNR Paul Goze a jugé ces avancées insuffisantes. Dans un premier temps, avec le soutien de représentants du Stade toulousain et du Racing 92 présents lors de cette réunion en visioconférence, la Ligue est donc restée très ferme sur les cinq semaines de mise à disposition avec un quota de quatre feuilles de match par joueur maximum. Dans un second temps, six managers de Top 14 ont été réunis : Ugo Mola (Toulouse), Laurent Travers (Racing 92), Xavier Garbajosa (Montpellier), Franck Azéma (Clermont), Patrice Collazo (Toulon) et Pierre Mignoni (Lyon). Ces derniers, pas forcément tous d’accord entre-eux au départ, se sont finalement mis d’accord sur une position commune pour une limitation à quatre matchs. Une position qui va dans le sens de la Ligue, bien décidée à ne pas céder au bras de fer.

La LNR attaque pour « défaut de discussion » prévu à l’article 11 de la convention

Mardi, une nouvelle réunion aurait dû avoir lieu entre les représentants des deux institutions. Las, le placement en garde à vue de Bernard Laporte et Serge Simon a mis à l’arrêt les discussions. Depuis, la LNR a donc fait savoir à la FFR qu’elle allait mettre sa menace à exécution. Elle va donc saisir dans les prochaines heures le Conseil d’État et envoyer sa requête pour demander un « référé suspension » pour « défaut de discussion » prévu à l’article 11 de la convention liant les deux parties. Une procédure d’urgence qui permettrait alors à la plus haute juridiction administrative française de statuer rapidement, ce que souhaite la LNR. Évidemment, de son côté, la FFR assure avoir tout mis en œuvre pour « collaborer en liens étroits » avec la Ligue, notamment en l’avertissant par l’envoi d’un courrier en date du 25 juin de l’organisation de six rencontres au lieu de trois à l’automne. Elle met aussi en avant les sept rendez-vous du comité d’orientation stratégique qui réunit pour la FFR Bernard Laporte, Serge Simon, Laurent Gabbanini (directeur général adjoint de la fédération), Paul Goze, Alain Tingaud et Emmanuel Eschalier (directeur général de la Ligue) pour discuter de ce sujet. Désormais, ce sera au juge des référés du Conseil d’État de statuer.

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