Palisson, déjà au diapason

  • Arrivé le 20 juillet, Alexis Palisson ne s’est pas ménagé depuis pour être fin prêt à la reprise du championnat.
    Arrivé le 20 juillet, Alexis Palisson ne s’est pas ménagé depuis pour être fin prêt à la reprise du championnat. Colomiers Rugby
Publié le , mis à jour

Recrue de renom, Alexis Palisson s’est déjà bien intégré à ses nouvelles couleurs. Pour lui comme pour ses coéquipiers, la saison est bel et bien lancée.

C‘est peut-être un détail pour vous mais pour lui ça veut déjà dire beaucoup. Imaginez, en deux rencontres démarrées comme titulaire sur l’aile gauche, Alexis Palisson vient de disputer 160 minutes. Un temps de jeu supérieur de 26 minutes à celui de la saison passée, certes amputée de trois mois de compétition, mais où l’ancien ailier-arrière du XV de France (21 sélections) n’avait connu que deux feuilles de matchs. La première avec Lyon en octobre 2019 lors de la réception de Pau, la seconde avec le Stade français en mars pour ce qui allait être le dernier match de la saison sur la pelouse de Mayol. Famélique pour un joueur de cette trempe, au palmarès bien garni (un grand chelem en 2010, une finale de Coupe du monde en 2011, deux Coupe d’Europe avec Toulon et un Brennus en 2013 et 2014), passé par les très grosses écuries du Top 14 (Toulon, Toulouse, et Lyon). Mais gêné ces dernières années par des blessures à répétition, qui n’ont toutefois nullement refroidi le staff haut-garonnais au moment de l’engager en juillet. " Forcément, c’est un paramètre que nous avons pris en compte. Mais nous avons saisi cette opportunité et notre travail aujourd’hui c’est de le rendre au meilleur de sa forme", délivre le patron du sportif Julien Sarraute.

"Je n’étais pas loin d’arrêter…"

Débarqué avec le statut de joueur chômeur le 20 juillet, celui qui fut à ses débuts catalogué comme un élément frisson savoure à 33 ans son choix. "Avec une saison quasi-blanche due au Covid, je n’étais pas loin d’arrêter… Puis, je n’avais pas beaucoup de sollicitations au début de la pandémie…", révèle-t-il dans un premier temps. "Lorsque Colomiers est venu vers moi, je n’ai pas hésité. L’état d’esprit que véhicule ce club et cette équipe ont énormément compté dans mon choix." Accueilli "les bras ouverts", l’ancien Briviste, qui retrouve sur son chemin des têtes connues avec les Espoirs du CAB comme Aurélien Béco et Anthony Coletta est désormais à la relance. Ses trois premières rencontres avec le maillot frappé de la colombe (un amical à Perpignan et deux déplacements à Valence-Romans et Aurillac) ont été très encourageantes, ponctuées de trois essais inscrits. "Je reviens petit à petit. La pause avec le confinement ne m’a pas fait du bien. J’ai raté une partie de la préparation estivale et c’est vrai que les matchs de 80 minutes sont parfois difficiles à finir. Sur mes trois premiers essais, à chaque fois je n’ai pas fait grand-chose, je suis en bout de ligne. Il y a un bon travail de l’équipe en amont. C’est ce qu’on demande à un ailier." Tout comme de savoir défendre, preuve en est son interception décisive à Aurillac. "Avoir une bonne défense c’est une condition indispensable pour jouer au rugby. Mais on le savait. En plus Alexis présente des caractéristiques sociales et affectives que l’on recherche. Il s’est de suite très bien intégré humainement, et le rugby fait le reste. C’est un joueur très enthousiaste qui aime le jeu, les espaces. Avec lui, on s’y retrouve dans ce que nous voulons mettre en place avec un gros volume de jeu." Même si de ce côté, il y a encore des progrès à faire de la part de toute l’équipe, Julien Sarraute savoure le fait de pouvoir compter sur cet atout supplémentaire.

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