Semi qui ? Ra-dra-dra !

  • Bristol Bears' Semi Radradra (right) is tackled by Northampton Saints' Henry Taylor during the Gallagher Premiership match at Ashton Gate, Bristol. 

Photo by Icon Sport - Semi RADRADRA - Henry TAYLOR - Ashton Gate - Bristol (Angleterre)
    Bristol Bears' Semi Radradra (right) is tackled by Northampton Saints' Henry Taylor during the Gallagher Premiership match at Ashton Gate, Bristol. Photo by Icon Sport - Semi RADRADRA - Henry TAYLOR - Ashton Gate - Bristol (Angleterre) Spi / Icon Sport - Spi / Icon Sport
Publié le , mis à jour

Le centre fidjien Semi Radradra a commencé cette coupe d’Europe avec l’UBB et la finit avec Bristol. Une sensation bizarre pour les Bordelais.

Ce n’est pas courant : un homme va finir une Coupe d’Europe contre le club avec qui il l’a commencée. Cet homme, cet Semi Radradra, le centre fidjien passé de Bordeaux à Bristol cet été. Mais il avait joué cinq des six matchs de poules de l’UBB en 2019-2020. Huit mois après le magnifique Bordeaux - Édimbourg du 11 janvier auquel il avait apporté sa touche de classe, il sera un adversaire européen des Girondins. Il sera bien sûr l’attraction du match. Ce sera une drôle d’expérience pour ses anciens partenaires. Eux qui se délectaient de ses percées l’hiver dernier vont les redouter comme la peste, tel Jefferson Poirot. "Vous me demandez comment peut-on le neutraliser ? Je ne peux pas répondre: pendant deux ans, je me suis concentré sur l’inverse. Comment tout faire pour qu’il ne soit pas neutralisé justement. C’est un joueur qui a tout pour lui. évidemment, il faudra être solidaires, ne pas lui laisser d’espace, lui monter dessus pour en mettre un en haut et un en bas… Mais à la réflexion, je pense que nous, les avants, devrons bien se répartir autour des rucks, bien s’espacer, chose qu’on a du mal à faire parfois avec la fatigue. Je dis ça dans l’idée de soulager nos trois-quarts en défense."

Un marquage à la culotte

Le pilier reconnaît cette incongruité qui, victoire ou défaite, pourrait faire de Radradra un vainqueur du Challenge. "C’est une sensation bizarre. Nous sommes même un peu déçus. Ce qui est drôle, c’est qu’avant le match d’Édimbourg, nous avons reçu des messages de joueurs qui ont quitté l’UBB cet été, dont lui. Il nous a adressé son soutien, tout en nous rappelant qu’il risquait de nous retrouver." Christophe Urios a aussi évoqué son ancien "poulain" qui aurait pu lui offrir un nouveau titre sans la covid. "Il faudra le museler. Comment ? J’ai ma petite idée, je vous en parlerai… lundi. Mais je me souviens d’un match que j’ai joué et gagné avec Castres à Bordeaux en avril 2019. On ne l’avait pas trop vu, nous avions su nous en occuper. C’est comme dirait Guy Roux, une défense individuelle. Il ne faut pas le lâcher d’une semelle. Il va aux toilettes, on le suit aux toilettes."

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