Zebo : « Finn Russell, mon chocolat blanc »

  • 23 November 2019; Finn Russell of Racing 92, right, celebrates after scoring his side's first try with Simon Zebo during the Heineken Champions Cup Pool 4 Round 2 match between Munster and Racing 92 at Thomond Park in Limerick. Photo by Sam Barnes/Sportsfile 

Photo by Icon Sport - Simon ZEBO - Finn RUSSELL - Thomond Park - Limerick (Irlande)
    23 November 2019; Finn Russell of Racing 92, right, celebrates after scoring his side's first try with Simon Zebo during the Heineken Champions Cup Pool 4 Round 2 match between Munster and Racing 92 at Thomond Park in Limerick. Photo by Sam Barnes/Sportsfile Photo by Icon Sport - Simon ZEBO - Finn RUSSELL - Thomond Park - Limerick (Irlande) Sportsfile / Icon Sport - Sportsfile / Icon Sport
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Simon Zebo, arrière du Racing 92, de retour à son meilleur niveau après une saison compliquée livre ses impressions sur ce choc des demi-finales et sur le talent de son coéquipier Finn Russell.

À quoi vous attendez-vous samedi ?

À un challenge colossal. Les Saracens ont prouvé la semaine dernière qu’ils restaient les champions en titre et à quel point ils pouvaient être dangereux. Leur dimension physique est ahurissante, leur discipline collective, leur défense et leur conquête également. Nous devrons donc être au top.

Quelle sera la clé pour battre les Sarries ?

Il faudra d’abord être supérieur à eux sur les impacts physiques, ce qui s’annonce évidemment complexe. La discipline sera ensuite prépondérante, puisque leur buteur Elliot Daly est capable de passer des pénalités depuis sa propre moitié de terrain…

L’absence d’Owen Farrell est-elle préjudiciable pour les champions d’Angleterre ?

Je ne pense pas. Alex Goode, son remplaçant, est un joueur de classe mondiale. Il a d’ailleurs été élu l’an passé meilleur joueur européen. Goode, il a tout pour lui : une gestuelle parfaite, une bonne vision du jeu, un jeu au pied propre…

Pensez-vous que Wigglesworth, Goode et Daly, dotés de bons jeux au pied, cibleront votre zone ?

Oui, je pense que mon après-midi sera particulièrement chargée… (rires) Mais la pression des Saracens ne s’arrêtera pas là ; ils excellent sur les contre-rucks et nous feront la guerre au sol, à la retombée des chandelles. À nous d’être prêts.

Vous êtes de retour à votre meilleur niveau après avoir passé une dernière saison compliquée. Comment l’expliquez-vous ?

L’an passé, j’ai été pas mal blessé et, lorsque je m’apprêtais à revenir, on a tous été fauché par la Covid. Aujourd’hui, je me sens bien, je me sens frais et j’espère que ça durera le plus longtemps possible.

Votre ami Finn Russell semble aussi être au top. Quel regard portez-vous sur lui ?

C’est un petit génie. Moi, je l’appelle "chocolat blanc" parce qu’il me fait penser à un ancien joueur de NBA, Jason Williams (Miami Heats), que les fans américains surnommaient ainsi. Williams ressemble à Finn : sur le terrain, il avait une technique individuelle hallucinante et réalisait des gestes fous, des passes aveugles, entre les jambes… Et comme Finn, "Chocolat blanc" jouait toujours avec le sourire.

Êtes-vous surpris que malgré un physique lambda, Finn Russell soit un aussi bon plaqueur ?

À ce sujet, je n’oublierai jamais ce match face au Munster, il y a quelques mois. Nos adversaires jouaient une touche à cinq mètres de notre ligne et le mouvement qu’ils souhaitaient réaliser devait envoyer CJ Stander (le numéro 8) derrière notre ligne.

Alors ?

Au moment où CJ a pris la balle, il a couru vers Finn et "Chocolat blanc" l’a simplement tué, découpé en un contre un. Sur le coup, les Munstermen étaient choqués. Ils se sont regardés et semblaient dire : "Waouh, ce mec de 80 kg vient de retourner notre meilleur porteur de balles…"

Vous serez en fin de contrat en juin prochain. Qu’allez vous faire ? Rester au Racing ou tenter une dernière aventure aux états-Unis, par exemple ?

Je suis très heureux au Racing et j’aimerais y rester le plus longtemps possible. Si je reste en forme et que je continue à bien jouer, j’espère que ce sera le cas.

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