Le fait du match : Exeter, ces patients anglais

  • Harry Williams (à gauche) a signé un doublé face à Toulouse
    Harry Williams (à gauche) a signé un doublé face à Toulouse PA Images / Icon Sport
Publié le , mis à jour

Trop imprécis aux abords de l’en-but d'Exeter, les Toulousains ont souffert de la comparaison avec des Chiefs peut-être moins talentueux, mais ô combien mieux organisés et cliniques dans les zones de marque.

 Cela restera l’image que l’on gardera, bien malgré nous, en mémoire de cette demi-finale perdue par Toulouse (28-18). Car oui, malgré les fulgurances de Kolbe, les contests de Marchand, les charges de Baille, les arrêts-buffet de Kaino ou même la merveille de cad-déb’ de Henry Slade, ce sont bien ces enchaînements de pick and go près des lignes qui ont fait la différence en faveur d’Exeter, en ce samedi anglais ensoleillé.

Car si le Stade toulousain avait probablement pour lui le panache, le talent et la vitesse (quels essais que ceux de Placines et de Lebel !), toutes ces belles dispositions se sont malheureusement heurtées à une certaine inefficacité à l’approche de l’en-but des Chiefs. On en veut pour preuve ce plongeon pour rien de Yoann Huget (19e) un brin trop court pour récompenser une immense séquence de ses avants, cette tentative de passe impossible de Guitoune pour Marchand qui annihila un temps fort qu’on imaginait décisif (54e), sans oublier ce contest désespéré de Sam Simmonds à quelques centimètres de sa ligne (65e), après une immense action au bout de laquelle Placines manqua le doublé de quelques millimètres. Un déficit d’organisation ou de patience, appelez ça comme vous le voulez, qui a singulièrement tranché avec celle des Chiefs d’Exeter…

Sam Simmonds et Harry Williams en bourreaux

En effet, si les Anglais ont parfois donné l’impression de se raccrocher aux branches en première mi-temps sous les coups de boutoir toulousains, ils ont au moins eu le bon goût de se montrer redoutablement efficaces sur toutes leurs incursions dans les 22 mètres stadistes. Sans emphase ni manière, on vous le concède. Mais avec une organisation et une précision redoutable dans leur jeu à zéro passe, matérialisé par un doublé du chevelu pilier droit Harry Williams (31e, 60e) entrecoupé d’une troisième réalisation signée du numéro 8 Sam Simmonds. Laquelle fut probablement le tournant du match, puisque provoquée par une pénalité rapidement jouée sous les poteaux par le talonneur Luke Cowan-Dickie, qui permit aux Chiefs de repasser en tête au score juste avant le retour aux vestiaires. Un coup de bambou qui sonna les Toulousains au point d’accuser un trou noir de dix minutes, l’ouvreur Joe Simmonds parachevant l’ouvrage dans un style un peu plus aérien à dix minutes de la fin. Mais le gros du mal était fait depuis bien longtemps…

 
 
 
 
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