Exeter a tout d’un grand d’Europe

  • Joe Simmonds et les Chiefs d’Exeter vont connaître leur première finale de Coupe d’Europe.
    Joe Simmonds et les Chiefs d’Exeter vont connaître leur première finale de Coupe d’Europe. PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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La prochaine finale de Coupe d’Europe sacrera un nouveau club sur la scène europénne car Exeter et le Racing 92 ont su fatiguer leurs adversaires.

Le roi est mort ! Vive le roi ! L’Europe du rugby attend de connaître qui va s’emparer de la couronne. En tout cas, le futur vainqueur sera un nouveau roi, qui inscrira son nom pour la première fois au palmarès de la Coupe d’Europe.

Le Racing 92 et Exeter se retrouveront en finale, le samedi 17 octobre, pour un choc d’autant plus inédit que les Chiefs se retrouvent pour la première fois en finale alors que le dernier représentant tricolore tentera sa chance pour la troisième fois (après les échecs de 2016 et 2018 face aux Saracens et au Leinster). Encore plus inédit puisque ces deux équipes s’affronteront pour la première fois de leur histoire. Le rendez-vous a été fixé à Bristol, par l’EPCR, en raison du meilleur classement des Chiefs en phase de poule. Un avantage certain pour ces derniers comme l’a reconnu le capitaine et ouvreur Joe Simmonds : "On a de la chance, c’est à une heure et demie de route et on peut prendre ça comme un match à domicile pour nous, alors que le Racing doit faire le déplacement jusqu’ici." Cette confrontation viendra écrire une ligne supplémentaire dans l’affrontement que se livrent Anglais et Français depuis la création de la compétition. Les clubs d’outre-Manche mènent actuellement la danse avec neuf succès contre huit pour les clubs de l’Hexagone. En revanche, les chiffres tournent considérablement à l’avantage des Chiefs quand on regarde les affrontements franco-anglais en finale puisque les pensionnaires du Premiership mènent cinq victoires à deux.

Cet affrontement s’annonce surtout passionnant au regard des demi-finales car les deux équipes toujours en course ont construit leurs victoires de la même façon. C’est ici l’enseignement de cet avant-dernier week-end européen: les deux équipes ont fatigué leur adversaire, n’ont cessé de faire tourner la muleta avant de porter l’estocade à un opposant fatigué et moins armé sur son banc des remplaçants. Un plan prémédité par les Chiefs, comme l’avouait son directeur du rugby Rob Baxter : "Nous avons dû résister à la tempête, mais les Toulousains ont dû vraiment s’employer pour marquer leurs points et cela nous a permis de marquer des points plus tard dans la rencontre. Les grands matchs de rugby sont comme des combats de boxe. À certains moments, celui qui n’arrive plus à lever les mains peut être mis K.-O. Nous avons créé ce genre de moments. Nous avons obligé Toulouse à aller au sol, à faire beaucoup d’efforts pour gagner quelques mètres. Tout le monde a adhéré à notre plan de jeu pendant 80 minutes. Quelle est la meilleure façon de fatiguer un mec solide ? Vous n’arrêtez pas de le coller par terre et vous le faites se relever." Le Racing a également épuisé les Saracens, ce n’est pas rien, qui ont fini à bout de souffle. Il est donc clair que la finale s’annonce suffocante.

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