Les affaires pèseront-elles sur l’élection ?

  • Bernard Laporte devant les caméras lors du meeting de Saint-Jean de Védas après sa sortie de garde à vue. Photo Icon Sport
    Bernard Laporte devant les caméras lors du meeting de Saint-Jean de Védas après sa sortie de garde à vue. Photo Icon Sport
Publié le , mis à jour

Alors que les premières tendances donnaient Bernard Laporte devant, les deux candidats semblent aujourd’hui au coude à coude. L’épisode des gardes à vue peut-il renverser le cours du match ?

Quelques chiffres, avant toute chose : en juin dernier, Midi Olympique proposait une première consultation des clubs amateurs et, après avoir interrogé 200 d’entre eux, les résultats étaient plutôt clairs et donnaient Bernard Laporte en tête, avec 40 % des voix environ contre 28 % à son rival, Florian Grill. Peu après la publication de ce dossier, l’opposition faisait d’ailleurs justement remarquer que les abstentionnistes du sondage Midol représentaient alors 30,1 %, un tiers de l’électorat sur lequel il lui faudrait désormais travailler. Deux mois plus tard, au mois de septembre, Midi Olympique proposait une nouvelle consultation, plus large cette fois-ci (300 clubs contactés). Verdict ? Une nouvelle fois, le président en place était donné vainqueur avec 57 % des suffrages contre 43 % au président de la Ligue Ile de France.

Et puis ? Bernard Laporte et une partie de l’aréopage fédéral ont passé, pour des raisons que l’on connaît tous désormais, trente-deux heures en garde à vue, dans les locaux de la police judiciaire de Paris. Bien que la présomption d’innocence prévale et même si rien ne dit que cette affaire aura un jour des suites, l’information a marqué les clubs amateurs et les rugbyphiles de tout horizon, les très fortes audiences de notre site internet (Rugbyrama.fr) en plein cœur des gardes à vue en attestent. Dès lors, peut-on imaginer que l’irruption soudaine du parquet financier dans la campagne fédérale ait pu faire basculer une élection que nos premières consultations donnaient "jouée", ou presque ? Hasard ou coïncidence, nos confrères de L’Equipe ont cette semaine sondé deux cent soixante clubs et le résultat de leur consultation ne prête pas à l’équivoque : il donne Florian Grill vainqueur d’une courte tête.

Au tennis, tout avait basculé sur la ligne…

Est-ce à dire que le vent a subitement tourné ? Grill a-t-il coiffé Laporte sur le dernier rush ? Si la tendance exprimée chez nos confrères se confirmait samedi matin, il serait alors facile de dresser un pont entre le résultat du vote et les épisodes judiciaires récemment traversés par les patrons du rugby français. Pour l’anecdote, ce n’est pas la première fois que la justice fait irruption dans une campagne fédérale : en 2009, le président de la fédération de tennis Christian Bîmes, en place depuis 1993, avait choisi de ne pas se représenter après avoir été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour prise illégale d’intérêt et abus de confiance. Dans la foulée, Jean Gachassin, seul en course, s’était emparé du trône. Alors, l’épisode des gardes à vue fut-il un épiphénomène ou le véritable tournant de la campagne électorale ? On n’a jamais été aussi près de le savoir…

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?