Pour Laporte des défis à venir et une affaire en cours

  • Bernard Laporte, réelu présidentde la FFR, a des défis à relever mais aussi une affaire en cours
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Réélu ce samedi, le président de la FFR voit s'ouvrir devant lui quatre années riches en chantiers. Et une affaire qui plane toujours au-dessus de sa tête, au parquet national financier (PNF)...

"Être réélu, pour moi, ce n’est pas une fin en soi. Ça ne sera pas mon dernier challenge." Les propos de Bernard Laporte quelques instants après la proclamation des résultats, se sont révélés exempt de toute ambiguïté. Le patron du rugby français sait combien les défis qui l’attendent sont nombreux. Evidemment, il y a cette obligation d’apaiser les relations avec la Ligue Nationale de Rugby (lire par ailleurs). Mais, même s’il affirme ne pas avoir douté, Laporte sait aussi parfaitement qu’il va devoir s’attacher à regagner la confiance d’une partie des clubs amateurs. Et pour cause. Le sort de l’élection s’est joué sur le choix de quelques présidents. L’écart entre les deux candidats représente moins de 200 voix sur près de 10 000 exprimées. Un chiffre famélique. Et ,assurément, on ne gouverne pas une fédération selon que l’on soit élu avec 51,47 % des voix ou avec 65 ou 70 %, chiffres avancés il y a encore quelques semaines par son cercle proche probablement trop confiant. Laporte n’a d’ailleurs pas manquer de tendre la main à tous les clubs amateurs. "L’unité sera mon credo durant ce nouveau mandat", a-t-il déclaré quelques instants après sa réélection.
Enfin, son dernier défi – non des moindres – sera judiciaire. Ou ne sera pas. Placé en garde à vue durant 35 heures le 22 septembre dernier pour une affaire de "soupçon de favoritisme", l’ancien Secrétaire d’État sait qu’une épée de Damoclès reste positionnée au dessus de sa tête. Quand bien même, Laporte assure que "le dossier est vide", il revient aujourd’hui au parquet national financier (PNF) de décider des suites à donner à l’enquête préliminaire ouverte en 2017. Soit en poursuivant celle-ci, soit en ouvrant une information judiciaire confiée à des juges d’instruction (qui pourrait durer quelques années de plus), ou bien de mettre un terme aux investigations. Dans ce cas, il peut décider de classer le dossier sans suite ou d’engager directement des poursuites. En attendant, Bernard Laporte assure vouloir avancer pour le bien du rugby français

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ARNAUD BEURDELEY
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