Pau a un caractère bien trempé !

  • Quentin LESPIAUCQ (Pau).
    Quentin LESPIAUCQ (Pau). Icon Sport
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La section a arraché un match nul à domicile à la dernière seconde grâce à une transformation d’antoine Hastoy en coiN. Un miracle qui ne doit rien au hasard.

« Ce report de 19 à 21h10 ? Cela ne changera rien, si ce n’est qu’on repoussera tout de deux heures. Et que du coup, ça nous laissera peut-être le temps d’aller à la messe.» Frédéric Manca, le co-manager de la Section paloise devait penser que bruler un cierge ne serait pas de trop pour venir à bout des Lyonnais.

En revanche, l’homélie avait dû endormir les Palois qui ont raté leur entame de match, eux qui étaient pourtant priés de se reprendre dans le combat après la défaite à Brive. Menés 10 à 0 après seulement trois minutes de jeu, les Béarnais ont néanmoins réussi à garder la foi. Sous la pluie et sans brio, mais en s’appuyant sur une solide mêlée et un alignement en touche capable de pertuber son adveraire, ils parvenaient à réduire peu à peu l’écart pour ne compter finalement que quatre points de retard à la pause. Un sursaut d’honneur pour assurer le minimum dans un match qui ne parvenait jamais à décoller d’un affrontement frontal sans génie mais où les Lyonnais se montraient plus pragmatiques dans ces conditions difficiles en raison de la pluie.

Un jeu minimaliste où les Palois se perdaient, retombant dans les travers de la saison dernière, en étant incapable de créer un déséquilibre et se retrouvant rapidement sans solution. Alors quand la mêlée commençaient à tanguer, que les soutiens devenaient moins précis, le rapport de force tournait inexorablement à l’avantage des hommes de Pierre Mignoni.Comme en première période, la Section prenait l’eau lors de l’entame de la seconde mi-temps et l’écart grimpait à douze points. Il fallait encore entamer une course à handicap. Un scénario que les Palois avaient envisagé, ressentant que les Lyonnais n’avaient peut-être pas encore assez d’essence pour tenir quatre-vingt minutes, en raison d’une préparation tronquée par plusieurs vagues de Covid au sein de l’effectif lyonnais. « Si on est bien dans le combat, et qu’on reste dans le match en première période, on se créera forcément des opportunités sur la fin. »
 

Double supériorité numérique


Mais la guerre du sol, tant redoutée face à une équipe armée de gratteurs hors pairs, n’a pas laissé la moindre chance aux Béarnais. Ils ne sont jamais parvenus à se défaire de cette pression constante pour proposer des séquences assez longues pour fatiguer la défense adverse. En étant incapables d’imposer leur jeu, les hommes de Nicolas Godignon et Frédéric Manca ont clairement prêté le flanc à une équipe, certes peu flamboyante, mais terriblement efficace pour s’imposer à l’extérieur en profitant de la moindre munition.

Au fil des minutes, les progrès de cette Section depuis le début de la saison se sont évaporés. Les doutes de la saison dernière planaient au-dessus du Hameau à chaque fois que ce diable de Mathieu Bastareaud mettaient les mains au fond de la mine pour enterrer les offensives paloises. Mais, il faut croire que ce groupe, qui a déjà fait face à de nombreuses tempêtes, a gagné en caractère. Et comme la semaine précédente à Brive, les Palois bénéficiaient d’une double supériorité numérique, pour forcer leur destin. Cette fois, ils inscrivaient l’essai de l’espoir par Roudil. Et en coin, Antoine Hastoy réussissait finalement un petit miracle en décrochant un match nul à la dernière seconde. C’était presque inespéré mais cela démontrait finalement que ce groupe palois a plus de répondant que l’on pouvait l’imaginer il y a encore quelques mois.  

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