Avec un Deysel dans le moteur

  • Le Namibien Johan Deysel enchaîne les titularisations en ce début de saison.
    Le Namibien Johan Deysel enchaîne les titularisations en ce début de saison. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Sur la pente ascendante, Colomiers peut compter sur un effectif dense. Où certains à l’image du Namibien Johan Deysel sont en quête de sensations.

Son sourire lors des séances d’entraînement n’est pas trompeur. Après une saison tronquée, sur un plan collectif certes avec l’arrêt de la compétition en mars, mais aussi sur un plan personnel avec seulement quatre petites feuilles de matchs pour trois titularisations (168 minutes de temps de jeu), Johan Deysel savoure à nouveau. Titulaire à trois reprises (Valence-Romans, Aurillac, et Mont-de-Marsan) en trois convocations, l’athlétique et explosif centre (1,84 m, 93 kg) fait preuve d’un bel appétit à l’image d’un collectif qui monte en régime.

Oublié donc les tracas de l’automne-hiver 2019-2020 qui l’ont entravé dans son ascension et son désir de jouer. Tout n’avait pourtant pas si mal commencé : une arrivée en septembre 2018 comme joker médical de Grégoire Maurino, un premier exercice prometteur (17 feuilles de matchs, 15 titularisations) où il avait pleinement participé à l’opération maintien du club présidé par Alain Carré. La récompense était d’ailleurs venue d’une prolongation de deux années supplémentaires du côté de Bendichou dans la foulée d’un maintien officiellement obtenu face à… Soyaux-Angoulême un dimanche d’avril 2019. Tout n’allait pas si mal donc. Et puis le grand départ avec les Welwitschias -surnom de l’équipe de Namibie- pour le Mondial japonais est arrivé, et la belle mécanique s’est enrayée.

L’envie d’avancer

Touché à l’épaule droite lors d’un match de préparation, l’ancien joueur des Sharks de Durban n’a pas pu prendre part à 100 % à la grande fête du rugby mondial. Une sortie de banc face aux futurs champions du monde Springboks puis tout de même l’honneur d’un capitanat face aux All Blacks en match de poule. Passé cette parenthèse, le retour en club fut terriblement frustrant pour le natif de Windhoek.

" Sur le plan rugbystique, ce ne fut pas une bonne fin d’année 2019 ni un bon début 2020. Maintenant depuis mon opération fin février, du temps a passé et j’ai pu effectuer une bonne rééducation. C’’est sûr que ne pas rentrer en Namibie à cause du virus pour voir mes parents et présenter le bébé que j’ai eu avec ma compagne en mars ce fut dur mais et j’ai aussi pu passer mon premier été français et découvrir la côte Atlantique, et méditerranéenne, j’ai adoré !" délivre-t-il. Bien dans sa tête, sans "appréhension et sans gêne après les premiers contacts", Deysel est aussi bien dans son rugby.

Son début d’exercice convaincant et tranchant a rappelé son importance que ce soit sur un plan défensif mais aussi offensif à un poste éminemment concurrentiel, et où il se veut de plus en plus ambitieux. "J’ai envie de jouer le plus possible, et de marquer quelques essais également. Nous avons démarré doucement mais je crois que nous avons activé les bons ressorts désormais. Nous avons les bons momentums." conclut-il, prêt à aller de l’avant.

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