"Oyo" stoppé par la pandémie

  • Joe El Abd, l’entraîneur oyonnaxien fait le point sur ses troupes. Un effectif où de nombreux cas de Covid ont été détectés ces dernières semaines.
    Joe El Abd, l’entraîneur oyonnaxien fait le point sur ses troupes. Un effectif où de nombreux cas de Covid ont été détectés ces dernières semaines. Icon Sport - Icon Sport
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Seul invaincu du championnat, le club de l’Ain, Oyonnax, se retrouve à l’arrêt en raison d’une vague de contamination dans ses rangs

En six journées de championnat, Oyonnax Rugby a déjà connu trois reports de matchs en raison de la pandémie. Dernier en date, celui du duel au sommet avec Biarritz qui était programmé ce samedi. La Covid-19 a touché de plein fouet le club de l’Ain au cours des derniers jours.

Tout a débuté à l’heure d’une première mise à jour et de la reprogrammation le samedi 3 octobre du match de la première journée, reporté en raison d’une première contamination (cinq cas), entre Oyonnax et Montauban. "La veille du match nous avons effectué des tests sur l’ensemble de l’effectif, tous étaient négatifs, explique Joe El Abd. Après le match, le lundi, une nouvelle batterie de tests a été réalisée et elle a révélé onze cas positifs parmi les joueurs ayant disputé cette rencontre et l’encadrement. Nous avons poursuivi les tests et le mercredi ils ont encore révélé de nouveaux cas."

Au total cette vague aurait ainsi touché près de 25 personnes au cours de la semaine passée, sans forme grave. À la lumière des tests à nouveau réalisés ce lundi elle semble toutefois s’être calmée. "Un seul nouveau cas a été détecté" dévoile l’entraîneur oyonnaxien en détaillant les mesures prises : "Nous respectons à la lettre les protocoles mis en place par la Ligue. Dès la connaissance des cas, le principe de la quarantaine a été appliqué. Les entraînements collectifs ont été suspendus."

Une forme d’immunité collective ?

Le club de l’Ain se retrouve confronté à une double problématique, celle des reports avec désormais deux matchs en retard (à Mont-de-Marsan et à Mathon face à Biarritz), mais aussi celle de l’organisation des entraînements. "On ne va pas se chercher d’excuses, assure Joe El Abd. Avant même le coup d’envoi de la saison nous savions tous qu’elle serait compliquée, que les reports faisaient partie des éventualités et qu’il faudrait composer avec. Il n’est pas facile de préparer un match en s’entraînant par petits groupes, mais nous l’avons fait avant d’aller à Carcassonne. Durant la semaine de quarantaine que nous venons de vivre nous avons gardé le contact avec les joueurs, en restant connectés, en travaillant sur des vidéos. Nous espérions pouvoir avancer dans la dynamique de notre bon début de saison. Il va nous falloir nous adapter à cette longue coupure que nous impose la crise sanitaire. On espère tous en sortir au plus vite."

Paradoxalement, la vague de contamination des derniers jours contribue à nourrir cet espoir comme l’explique Joe El Abd : "Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir été touchés par le virus. Je l’ai été en début de saison." La fourchette estimative délivrée par l’entraîneur des "Oyomen" laisse penser qu’une dizaine de joueurs reste encore exposée à la contamination et qu’une forme d’immunité collective pourrait peu à peu s’instaurer. À défaut de mettre le club de l’Ain à l’abri d‘autres reports, en fonction de l’état sanitaire dans les autres clubs, elle pourrait lui permettre de retrouver peu à peu des conditions normales d’entraînement.

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Jean-Pierre DUNAND
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