Brive : il y a des jours, comme ça...

  • Thomas LARANJEIRA (Brive)
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Brive est tombé sur plus fort que lui, samedi. Ça ne fait pas de doute. En revanche, si les Brivistes veulent s’éviter des déconvenues, ils devront retrouver leur liant collectif.

Il y a des jours comme ça où, simplement, vous tombez sur plus fort. Plus rapide. Plus précis. Samedi, Brive a ainsi chuté face à un bon, voire très bon Stade toulousain : « On a rencontré une équipe meilleure que nous, reconnaissait le manager corrézien Jeremy Davidson au coup de sifflet final. Toulouse a été impressionnant. » Face au virevoltant Matthis Lebel, au roi du jeu au sol Julien Marchand ou à la machine à points Thomas Ramos, les espoirs de succès du CABCL ont vite paru compromis.
Mais il y a des jours, aussi, où rien ne fonctionne vraiment bien. Samedi, la mécanique noir et blanc s’est enrayée de toutes parts. La faute à qui ? À l’adversaire, en partie, évidemment. Mais pas seulement. Brive, d’ordinaire rois des entames, a dévissé d’entrée : « Il y a beaucoup de déception, grimace Thomas Laranjeira. On ne s’attendait pas à perdre ce match aussi lourdement. Nous n’étions pas du tout au niveau en début de match. » Sur la première attaque, Julien Marchand a posé ses mains sur la balle et annihilé le mouvement (2e). Sur la première offensive adverse, la défense, grande satisfaction du début sa saison, a été transpercée en son cœur par Thomas Ramos (4e) et, soixante secondes plus tard, Cheslin Kolbe inscrivait le premier essai. Le décor des débats était planté. Si les Brivistes ont continué d’y croire, leur imprécision du jour a ruiné leurs dernières minces chances. À commencer par leur fébrilité en touche avec une demi-douzaine de lancements cafouillés ou perdus.

Cette touche qui inquiète

De manière générale, Jeremy Davidson n’a pas reconnu les siens : « On aurait pu battre cette équipe. Mais normalement, on est plus précis, plus performants avec le ballon. » Une piqûre de rappel s’impose. Ainsi, il y a des jours comme ça où l’on est incité à se regarder dans le miroir. Après quatre matchs, « il n’y a pas à tirer la sonnette d’alarme non plus », tempère Victor Lebas. Mais le CABCL est confronté à des maux récurrents, gênants. À commencer par la conquête. La mêlée a affiché une tenue un peu plus performante, samedi, mais la touche continue d’inquiéter, avec deux recrues à l’œuvre au talonnage. « Nous avons quelques difficultés sur ce secteur depuis le début, reconnaît le deuxième ligne. Il nous faut être plus propres. » Dans le jeu courant aussi, des questions se posent. Samedi, comme face à Pau, quinze jours plus tôt, la puissance du collectif briviste n’a pas donné sa pleine mesure. Les exploits de Muller et autres Hervé ne peuvent tout sauver à chaque fois : « Il y a eu un manque de liant, déplore le deuxième ligne. C’était trop individuel. »

Or, à Brive, la star doit rester l’équipe. Le bel essai en première main inscrit au début de la seconde mi-temps est venu le rappeler à bon escient.

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