Caleb Clarke prend date avec les All Blacks

  • Déjà à son avantage la semaine dernière, l’ailier Caleb Clarke, ici face à l’ailier des Wallabies Filipo Daugunu, a réédité une performance remarquable lors du deuxième épisode de la Bledisloe Cup.
    Déjà à son avantage la semaine dernière, l’ailier Caleb Clarke, ici face à l’ailier des Wallabies Filipo Daugunu, a réédité une performance remarquable lors du deuxième épisode de la Bledisloe Cup. Dave Lintott / Icon Sport - Dave Lintott / Icon Sport
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Les All Blacks ont remis les choses dans l’ordre en s’imposant 27 à 7 face à l’Australie. Leur nouvel ailier caleb Clarke a réussi une performance incroyable.

Les choses sont rentrées dans l’ordre : les All Blacks ont retrouvé leur stade fétiche, l’Eden Park d’Auckland, pour faire payer les Wallabies qui restent sur vingt défaites suite dans ce stade maudit. Depuis Laurie Mains, aucun nouvel entraîneur néo-zélandais, n’avait entamé sur autre chose qu’une victoire. Pour Ian Foster, la pression était déjà là. Mais il a gagné son pari en faisant confiance au teigneux Dan Coles au talonnage, au revenant Beauden Barrett à l’arrière et au nouveau joyau, Caleb Clarke, à l’aile. Ce dernier a sorti un match énorme par ses percées, son explosivité et sa capacité à franchir le premier défenseur.

Le score final de 27 à 7 apparaît lourd pour les Wallabies car ils n’étaient menés que 10-7 à la mi-temps. Et par deux fois, ils sont allés derrière la ligne mais sans pouvoir aplatir (plaquage de Mo’unga sur Koroibete, 50e; double mouvement de Paenga-Amosa, 51e). Mais les Australiens ont raté trop de plaquages (40 sur 146 soit 73% de réussite), donnant aux All Blacks l’élan necessaire pour jouer dans le dos des défenseurs. Aaron Smith marqua le premier dans un trou de souris à la 22e minute. Sept minutes plus tard, Hanigan, auteur d’une bonne rentrée, franchissait la ligne pour retrouver Hooper en soutien. Un enchaînement rapide de To’omua, qui donnait à ras à Tupou, déséquilibrait la défense des Blacks et To’omua pouvait ouvrir au large sur Koroibete.

Dix-sept points en onze minutes

Le début de la deuxième période fut fatal aux Wallabies. En onze minutes, les All Blacks inscrivirent dix-sept points pour faire le trou. Sur un ballon perdu en touche, Clarke allumait l’attaque et, après dix phases de jeu, Jordie Barrett marquait en coin sur service de Goodhue (42e). Puis, sur une chandelle inutile de O’Connor, ce même Clarke récupérait et semait le désordre, brisant quatre plaquages avant que le jeu soit écarté vers la gauche pour Savea. Enfin, sur un ballon perdu par Petaia, les All Blacks relançaient dans une défense totalement désorganisée, Tuipolotu franchissant pour donner à Sam Cane (53e).

Le match baissa ensuite d’intensité, chaque équipe semblant payer sa débauche d’énergie et rendant trop facilement le ballon à l’adversaire. La perte du centre Matt To’omua aura sans doute beaucoup pénalisé les Wallabies, du fait de son rôle de leader de la défense et de deuxième meneur de jeu avec O’Connor. Son absence va forcer Dave Rennie à une reorganisation pour le match du 31 octobre.

Dave Rennie - Entraîneur des Wallabies

Il n’y a pas de secret : nous faisons trop d’erreurs et nous plaquons trop mal. Vous savez très bien que, quand vous rendez le ballon aux All Blacks, ils vous font payer vos erreurs. Mais vraiment, notre défense a été trop mauvaise...

 

Sam Cane - Capitaine des All Blacks

Nous avons dû batailler dur pour faire plier ces Wallabies. On a su les prendre devant, être plus présents sur les phases de ruck. Par rapport au premier test, nous avons été plus précis mais nous commettons encore trop d’erreurs, surtout en première mi-temps où nous leur avons trop souvent rendu le ballon.

Jacques BROQUET
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