Les travaux de Pat Lam

  • Le directeur du rugby de Pat Lam célèbre le titre européen acquis ce vendredi avec l’un de ses joueurs clé, Semi Radradra. Le manager a su relever le club au plus haut niveau.
    Le directeur du rugby de Pat Lam célèbre le titre européen acquis ce vendredi avec l’un de ses joueurs clé, Semi Radradra. Le manager a su relever le club au plus haut niveau. ©INPHO/Rogan Thompson - ©INPHO/Rogan Thompson
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Passés en trois saisons du Championship à leur premier trophée européen, les Bears font partie des puissances émergentes du rugby anglais et européen. Un homme symbolise cette réussite : Pat Lam.

Ambitieux mais contrarié, Bristol semblait voué à rester englué dans le ventre mou du rugby anglais, quelque part entre les tréfonds de la Premiership et le sommet de la Championship. Pourtant, au milieu d’un recrutement toujours plus audacieux, c’est bien la signature de Pat Lam qui fera basculer l’histoire des Bears à compter de la saison 2017-2018. S’il reprend un club alors relégué en Championship, l’ancien troisième ligne impose rapidement son style.

Bilan de sa première saison ? Une seule défaite, une accession incontestée (vingt points d’avance) et surtout la confirmation que le projet pensé autour de Lam fait sens. Et si la saison 2018-2019 permet aux Bears de redécouvrir l’élite (9e), c’est bien en 2019-2020 que Bristol prend une nouvelle dimension. Troisièmes de la phase régulière de Premiership et invaincus en Challenge Cup, les Bears en imposent, en proposant un rugby ambitieux, fait de mouvement, de jeu debout et de vitesse. Dans le sillage de Piutau, de Luatua, de Sinckler, de Sheedy ou d’Hugues, Bristol s’affirme comme l’une des puissances émergentes du rugby européen.

"Assumer notre façon de jouer, notre culture"

Alors quand ils se sont présentés à Aix-en-Provence, et quand bien même Toulon réalisait un début de saison prometteur, les Bears ne doutaient pas de leur force, et de leur mentor. "Pat est notre force principale, affirmait Attwood mardi. Il est direct, très exigeant avec beaucoup de charisme. Nous avons de grands talents mais la façon dont Pat Lam dirige cette équipe est fondamentale." Ainsi, après avoir fait exploser Bordeaux en demi-finale, Bristol voulait réutiliser sa recette secrète : "J’ai demandé aux mecs d’assumer qui nous étions, notre façon de jouer, notre culture et de montrer l’amour que nous avons les uns pour les autres. Je voulais qu’ils prennent du plaisir, et même si nous savions que nous allions être mis sous pression face à une solide équipe de Toulon, il fallait jouer à la façon dont Bristol sait le faire."

Sans se renier, les Ours - bonifiés par Radradra arrivé à l’intersaison - ont fini par remporter le premier trophée européen de l’histoire du club. La victoire d’une certaine vision du rugby, d’un club devenu l’une des nouvelles puissances européennes et d’un Pat Lam qui s’impose depuis trois saisons comme le symbole de ce nouveau Bristol, passé du Championship à une victoire européenne en trois saisons. Chapeau bas.

Pierrick Ilic-Ruffinatti
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