Rouen, filière d’ailiers

  • Karl Janik, ancien joueur du Stade toulousain et international français, Barbarians Français remet le maillot des Barbarians à l’espoir Paul Surano.
    Karl Janik, ancien joueur du Stade toulousain et international français, Barbarians Français remet le maillot des Barbarians à l’espoir Paul Surano.
Publié le

Belle surprise du début de saison rouennais, Paul Surano est un enfant du rugby normand. Du Havre, où il a commencé, à Rouen où il brille actuellement, le jeune ailier ne cesse de grandir dans cette région qu’est la Normandie…

En ayant commencé sa carrière au Havre, berceau du rugby en France, Paul Surano ne pouvait être qu’un véritable enfant de la balle ovale.

D’abord jouant dans les rangs du Havre Rugby Club, il a ensuite rejoint le Rugby Club du Port du Havre, un monde chamarré de marins et de dockers, qui donne vite du caractère à ce petit gabarit (1,80 m, 82 kg). Tout cela accompagné du sports-études à Honfleur.

Récompensé par l’Oscar Barbarian, mettant en avant l’état d’esprit, l’attitude, l’élégance, peut être un peu trop pour un seul jeune (22 ans), le jeune ailier est pourtant resté très serein. Toujours d’humeur égale et souriant, bon camarade de vestiaire.

On aurait envie de dire comme sur le terrain. Premières apparitions concluantes l’an passé, puis cette saison trois fois titulaires déjà, profitant des départs des anciens David Lemi et Mosese Ratuvou. Il reconnaît avoir beaucoup appris en les écoutant, car il sait que l’apprentissage passe aussi par là.

Adepte du beau jeu, Gabin Villière en modèle

Pour être élégant, il faut produire du beau jeu, et c’est tout ce que Paul Surano souhaite à son équipe et se souhaite aussi par la même occasion, pouvoir être sur le terrain digne d’un Barbarian.

Surtout que Rouen a cette particularité de produire de bons ailiers. En effet, on ne peut que penser à l’éclosion de Gabin Villière, encore à Rouen il y a deux saisons, en lieu et place de Paul Surano et appelé en Bleu pour le prochain rassemblement.

Les deux joueurs se connaissent bien, s’appellent beaucoup, Paul reconnaît à Gabin sa force de travail, sa volonté de fer, malgré une venue tardive au rugby. Il ne peut que se calquer sur ce parcours idéal. Avec un bon cadre, de bons conseils, un modèle qui aujourd’hui se nomme Dean Adamson (arrivé à Rouen cette saison en provenance des Bedford Blues), un temps de jeu confirmé, le jeune Paul Surano a toutes les lumières au vert pour la suite de sa carrière. Son temps de jeu ne semble pas être remis en cause pour le moment, il a donc la confiance du coach pour la suite, le temps de grandir un peu plus encore et de qui sait former un jour une paire d’ailiers au plus haut niveau avec son copain Gabin Villière.

Par G. L.
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?