Agen (déjà) dos au mur

  • Gauthier Maravat s’est illustré la semaine dernière contre Montpellier. Photo Icon Sport
    Gauthier Maravat s’est illustré la semaine dernière contre Montpellier. Photo Icon Sport Icon Sport
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Après deux défaites à domicile dont une contre castres, concurrent direct au maintien, les Agenais n’ont plus le choix: ils doivent décrocher leur première victoire et se redonner un peu d’air. Sinon...

Loin de nous l’envie de jouer les alarmistes alors que le championnat n’en est qu’à sa sixième journée… Mais il faut bien avouer qu’à l’heure de recevoir l’Aviron bayonnais, le SU Agen se trouve déjà dos au mur. Le club lot-et-garonnais est le dernier club de Top 14 a n’avoir goûté cette saison aux délices de la victoire. Mais surtout parce qu’Agen a déjà concédé deux défaites à domicile, et notamment une (la première, en ouverture de championnat), face à ce qui devrait être un concurrent au maintien, Castres. L’autre défaite à domicile fut concédée face à une équipe — le Stade français — qui, selon toute vraisemblance, ne devrait pas jouer le championnat de la peur, même si elle manque encore clairement de régularité pour s’installer durablement en haut de classement.

Quoi qu’il en soit, l’heure est grave du côté d’Armandie. Et ce même si le président Jean-François Fonteneau a tenté de minorer l’enjeu de la réception de l’Aviron bayonnais après la défaite à Montpellier (42-13) : "Bien sûr que c’est un match crucial, mais il ne faut plus se poser de question. Prenons du plaisir, et je suis sûr que le reste suivra. Ne jouons pas avec le couteau sous la gorge…" Pas de couteau sous la gorge donc. Mais tout indique que cette réception de Bayonne pourrait bien être un premier tournant de la saison agenaise…

Reste à savoir vers quelle en sera sa direction. Une victoire serait vécue comme un énorme soulagement. Et aussi la confirmation qu’une prise de conscience a eu lieu dans l’effectif agenais depuis l’indigente prestation produite face au Stade français (défaite 20 à 3).

Des espoirs nés au GGL Stadium

La semaine dernière, les Agenais n’ont pas ramené de victoire de Montpellier, ni même de point de bonus. Mais au moins, ils ont affiché un visage plus conquérant et pouvaient se regarder droit dans les yeux au moment de regagner leur vestiaire. La touche a fait de nets progrès. Le travail, qu’évoquait Christophe Laussucq après le Stade français ("Ce soir on a pas été bons en touche, mais qu’est ce que vous voulez que je vous dise ? On a fait cinq heures de touche dans la semaine !") a fini par payer.

Des progrès que l’entraîneur Rémi Vaquin n’a pas manqué de souligner à nos confrères du Petit Bleu après le match contre le MHR : "On fait 100 % en touche alors que Montpellier a un bon alignement, avec Van Rensburg notamment. On avait Camille Gérondeau qui a tenu le "leadership" et a été très bon. Gauthier (Maravat) a été très bien, comme Andrès (Zafra) qui revenait de blessure. La touche, c’est comme la mêlée, s’il y en a un qui ne fait pas son job, on n’a pas de ballons. Là, on a fonctionné en équipe. "

Mentalement, le groupe semble avoir digéré la terrible désillusion subie face au Stade français aussi : "Mais en termes d’état d’esprit, on s’est retrouvé. Oser, cela fait du bien à la tête car jouer avec la bride, la pression, c’est compliqué. Tout le monde a montré de l’envie dans le jeu. Chose qu’on nous reprochait jusque-là. En discutant avec les copains, on a pris beaucoup de plaisir. Bien sûr, il faudra remettre de la structure. Mais pour l’état d’esprit, cela fait du bien", positivait le jeune Gauthier Maravat après Montpellier. "Moi, je suis là, je veux me battre, j’y crois. Je vais donner chaque seconde de mon temps pour ça. La question ne se pose même pas", martelait Vaquin.

Les Agenais vont se battre. Vont-ils gagner ? On l’ignore. Une défaite face à Bayonne pourrait être extrêmement douloureuse, surtout au vu du calendrier qui attend les Suavistes (déplacement à l’UBB, réceptions du Lou et de Toulon). Au point de sceller le sort du staff en place ? On l’ignore aussi. Et au vrai, serait-ce vraiment la bonne solution ? La décision reviendra au président agenais.

Simon VALZER
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