Balès - Holmes, destins sacrément liés

  • Alexi Balès s’est parfaitement fondu dans le moule du Stade toulousain. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Alexi Balès s’est parfaitement fondu dans le moule du Stade toulousain. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Le demi de mêlée et l’ouvreur, encore associés en l’absence des internationaux, sont des remplaçants de luxe. À l’étonnante trajectoire commune.

"Nous sommes nés le même jour et avons donc exactement le même âge." Alexi Balès s’amuse de la suprême ironie du destin : lui et Zack Holmes ont vu le jour le 30 mai 1990, respectivement à Fumel et à Perth. Trente ans après, les deux demis se retrouvent au Stade toulousain avec un même statut sur le papier : remplaçants de luxe de la paire internationale Dupont-Ntamack.

Les rebonds de leur carrière les avaient déjà amenés à se côtoyer pendant un an, à La Rochelle. En 2016-2017. Alexi Bales venait de poser ses bagages et Zack Holmes, alors principalement utilisé en 15, préparait les siens. Sous les couleurs jaune et noir, ils avaient été associés à la charnière à une seule reprise, à… Ernest-Wallon. Le 5 mars 2017, les Maritimes avaient obtenu une victoire historique, 21-27. Zack Holmes avait inscrit douze points au pied, Alexi Balès avait quitté la pelouse dès la 25e minute, victime d’une commotion. Voilà pour l’anecdote et les histoires.

holmes, deux essais en deux matchs

Depuis samedi dernier, à Brive, les deux meneurs de jeu comptent une deuxième apparition commune. A cette occasion, Alexi Balès, jusqu’alors limité à quatre minutes cette saison, a été titularisé pour la première fois. "Il n’y a aucune frustration, je m’étais préparé à ça, rassure l’intéressé. Antoine (Dupont) fait partie des meilleurs au monde. Je travaille à fond pour être présent quand on fait appel à moi."

Derrière un paquet d’avants dominateur, le Lot-et-Garonnais d’origine a pu prendre ses marques sereinement. De son côté, Zack Holmes a confirmé sa belle forme du moment. Deuxième titularisation consécutive et deuxième essai pour l’Australien, positionné à l’ouverture après avoir occupé le poste de deuxième centre au Racing 92. Les deux compétiteurs en sont conscients : cette période doit leur permettre de se montrer au grand jour. "Je fais partie de ces joueurs qui auront plus de temps de jeu avec le départ des internationaux, évoque Alexi Balès. Il y a la qualité dans l’effectif pour répondre présent sur cette fenêtre. Nous sommes tous aptes à produire des prestation de haut niveau. A nous, les joueurs comme moi, de prendre nos responsabilités. Il y a une dynamique qui s’est créée, on doit s’y engouffrer sans se mettre de pression."

Le tandem possède l’expérience et les qualités requises pour assumer cette passation. Zack Holmes, attaquant patenté, avait été un des premiers recrutements marquants de l’ère Mola quand Alexi Balès, de son côté, a été éduqué d’une certaine manière selon les préceptes stadistes : "Ça fait dix ans que j’ai eu la chance d’avoir des coachs qui sont passés par ce club : j’ai commencé avec Christophe Deylaud à Agen puis j’ai eu Xavier Garbajosa à La Rochelle. Cette fibre, modestement, je pense l’avoir aussi", explique l’ancien Agenais. Pour l’heure, il se félicite d’avoir emprunté cette voie : "Ici, à Toulouse, je prends plus de plaisir dans le jeu proposé et le contenu des entraînements par rapport à ce qu’on faisait à La Rochelle."

Si le plaisir représente un bon point de départ, la finalité reste d’engranger les succès. Une semaine après un baptême victorieux à Brive, les deux enfants du 30 mai 1990 se voient confier la tâche de mener le Stade vers un cinquième succès de rang en championnat face à un sérieux prétendant.

Vincent BISSONNET
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