L’impatience partagée des Oyomen

  • Joe EL ABD of Oyonnax during the Pro D2 match between Colomiers Rugby and US Oyonnax on February 28, 2020 in Colomiers, France. (Photo by Manuel Blondeau/Icon Sport) - Joe EL ABD - Stade Michel Bendichou - Colomiers (France)
    Joe EL ABD of Oyonnax during the Pro D2 match between Colomiers Rugby and US Oyonnax on February 28, 2020 in Colomiers, France. (Photo by Manuel Blondeau/Icon Sport) - Joe EL ABD - Stade Michel Bendichou - Colomiers (France) Icon Sport - Icon Sport
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Entre les reports de matchs et la réorganisation des entrainements, le quotidien des Oyomen a été bousculé peNdant trois semaines.

Il y a un mois l’interrogation principale retenue dans le camp oyonnaxien concernait la gestion d’un enchaînement de huit rencontres suite à la reprogrammation de la confrontation avec Montauban reportée lors de la première journée. Le 3 octobre, le club de l’Ain remportait ce match en retard (34-16) et se retrouvait, à mi-parcours du marathon annoncé, en position de leader invaincu du championnat. "Notre objectif était d’entretenir cette dynamique en profitant des retours de certains joueurs dans notre groupe pour gérer l’enchaînement des matchs", rappelle Joe El Abd pourtant confronté trois jours après le duel avec les Montalbanais à une autre problématique, liée cette fois à la révélation de nombreux cas de Covid-19 dans les rangs oyonnaxiens.

"Il a fallu s’adapter", explique le manager oyonnaxien. "La première semaine nous avons mis les joueurs à l’isolement tout en continuant à travailler sur des vidéos. Ensuite, nous avons repris, pour partie, des entraînements en petits groupes pour certains pendant que d’autres joueurs se préparaient individuellement."

Fall est prêt

Sans parler de retour à la normale, le programme de cette semaine s’est fait beaucoup plus traditionnel avec la perspective de pouvoir enfin refermer ce vendredi face à Aurillac une trop longue parenthèse. "Ce sera un match de reprise et nous avons hâte de retrouver le terrain. La première difficulté sera peut-être de renouer avec le rythme de la compétition, trois semaines après l’avoir quittée, mais l’essentiel est de reprendre. À l’entraînement on ressent ce besoin de jouer. Il y a de l’impatience et elle se traduit par beaucoup d’envie et d’énergie", témoigne Joe El Abd. Appelé dans l’effectif oyonnaxien suite à la blessure de Jeoffrey Michel et tout juste arrivé dans l’Ain, Benjamin Fall partage cette impatience : "Depuis plus de quatre mois je me préparais seul, dans le Sud, et ce mardi j’ai enfin pu participer à un premier entraînement avec Oyonnax. Le collectif me manquait, je suis content d’avoir rejoint ce club. J’ai du travail, pour me mettre au niveau des autres, pour assimiler le système de jeu. Je vais bosser à l’entraînement, ramener des devoirs à la maison, monter en régime. J’ai hâte de disputer mon premier match." L’international ne sera pas dans le groupe pour la réception des Cantalous, "mais je serai un spectateur attentif", assure-t-il.

Il ne sera pas le seul. Pour ce match qui s’apparente à une rentrée, Oyonnax pourra compter sur le soutien d’un public séduit par un début de saison prometteur et qui lui aussi est impatient de retrouver le chemin d’un stade Mathon où la jauge d’accueil a été maintenue par la préfète de l’Ain à 5 000 places. Après deux reports consécutifs, ceux de son déplacement à Mont-de-Marsan et de la réception de Biarritz, le camp oyonnaxien a aussi connu une autre forme d’impatience dans l’attente des résultats des tests pratiqués en début de semaine. Cette fois tous les indicateurs étaient au vert. Trois semaines après leur dernier match les Oyomen vont enfin retrouver le terrain.

Jean-Pierre DUNAND
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