Vannes a un statut à assumer

  • Depuis leur victoire à Mont-de-Marsan, les coéquipiers de Gwenaël Duplenne sont passés dans le camp des équipes dont on se méfie.
    Depuis leur victoire à Mont-de-Marsan, les coéquipiers de Gwenaël Duplenne sont passés dans le camp des équipes dont on se méfie. Icon Sport - Icon Sport
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Une régularité dans ses résultats et une capacité à renverser des situations difficiles : Vannes tend à devenir l’équipe dont il faut se méfier. le FCG n’y échappera pas ce soir à la Rabine.

Avec cinq victoires en six journées de championnat, le RC vannetais a pris ses distances au classement avec la deuxième partie de tableau. Ce Vannes-là est-il alors regardé d’un autre œil par ses adversaires ? Il est permis de le penser. Ses victoires acquises à Mont-de-Marsan et plus encore celle obtenue sur le fil à Rouen - pas forcément avec la manière souhaitée et ce fut vrai encore contre Béziers -n’en restent pas moins éloquentes de la capacité de cette équipe à renverser des situations compromises et à se hisser dans le six majeur. "Même si la différence entre victoire et défaite est bien souvent ténue, nous avons pris les points qu’il fallait prendre avant d’entrer dans le dur avec Grenoble, premier adversaire aux ambitions d’accession déclarées", affirme tout de go, Jean-Noël Spitzer.

Nouveau statut

La venue de Grenoble s’inscrit donc dans cette volonté de poursuivre cette marche en avant qui, jusqu’à présent, n’a été stoppée que par Provence Rugby. Mais l’entraîneur breton ne voit dans cette situation de coleader de son groupe que le fruit de concours de circonstances, considérant que le classement actuel ne reflète pas forcément la véritable hiérarchie de ce championnat, puisque certains clubs ont un déficit d’une voire deux rencontres pour la mise à jour de leur calendrier.

Reste que pour cette rencontre face à Grenoble, les Morbihannais, qu’ils le veuillent ou non, ont obligation d’assumer ce nouveau statut d’équipe à battre, même si Spitzer considère encore "que Grenoble n’est pas à sa véritable place. Elle possède des joueurs de talent, un collectif qui est en train de chercher davantage d’homogénéité" et un ensemble qui à l’ambition de ne pas rester engluée dans le ventre mou du classement. "Il est clair que les Isérois ne resteront pas longtemps à cette dixième place. J’espère seulement que leur réveil ne se fera pas contre nous."

La récente victoire de Grenoble face à Valence-Romans doit interpeller les Bretons. Les Isérois viendront en terres armoricaines pour chercher confirmation. Jérémie Abiven et ses camarades seraient bien inspirés de ne pas l’oublier.

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Didier LE PALLEC
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