On aime ces Bleus !

  • Les Bleus ont frappé fort face aux Gallois
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Publié le , mis à jour

En cette sinistre période, la superbe victoire des Bleus face au Gallois est une véritable bouffée d'oxygène. Séduisants, appliqués, efficaces et souvent spectaculaires, les coéquipiers de Charles Ollivon nous comblent aujourd'hui de bonheur...

Convenez qu'en temps normal, le Stade de France n'est pas l'endroit le plus chaleureux de la planète : posé sur une bretelle d'autoroute, assis sur une plaine cimentée et cerné, à perte de vue, de buildings, de béton et de gris, le « SDF » ne prête guère au badaudage. Dîtes-vous bien qu'à l'intérieur, ce n'est guère plus bidonnant, une immense piste d'athlétisme encerclant l'arène et repoussant les habituels spectateurs à vingt mètres, au mieux, de la pelouse et des joueurs. Alors, privé des 80 000 âmes peuplant généralement ses travées, l'endroit fut, samedi soir, tout simplement mortuaire et seulement secoué, par instants, par les éclats de voix des accrédités, qu'ils soient journalistes (et à priori impartiaux...), entraîneurs, stadiers ou remplaçants.

C'est dans ce bien drôle de cadre que les coéquipiers de Charles Ollivon se sont donc retrouvés, après sept mois d'absence pour affronter le pays de Galles, une nation qui les talonne au classement mondial. Verdict ? Comme attendu, les Tricolores ont visiblement eu toutes les peines du monde à se faire à cette ambiance de cimetière, tant leur début de match fut haché, poussif et décousu. Pénalisés neuf fois au cours des vingt-cinq premières minutes, en retard sur tous les soutiens, ils laissèrent les Gallois prendre les devants, faisant un court instant croire à leurs supporters que les belles heures du dernier Tournoi ne furent qu'une chimère...

 

Une bouffée d'air pur

 

Derrière ? Les cadres de l'équipe de France élevèrent pourtant la voix : Cyril Baille, impérial dans le combat d'avants, avançait sur chaque impact, offrant dans l'axe des ballons précieux à ses coéquipiers. Bernard Le Roux rattrapait des ailiers à la course, Gaël Fickou et ses crochets rendaient chèvres les défenseurs gallois et surtout, le prince des centres, le Franco-fidjien Virimi Vakatawa, brillait de mille feux, offrant coup sur coup deux passes décisives, la première à son partenaire de club Teddy Thomas, d'un off-load sublime, la seconde à Antoine Dupont d'une passe aveugle non moins inoubliable.

Comme cette équipe de France est belle. Et comme cette équipe, séduisante, efficace et auteur de cinq essais magnifiques, nous arrache quelques instants à ces temps sinistres où le rugby, désormais disputé dans des stades vides, voit son avenir suspendu à un fil. Pardon ? Tout n'est pas parfait, vous dîtes ? C'est l'évidence et, avant de recevoir l'Irlande en cette même morne plaine, le XV de France devra revoir sa copie sous les ballons hauts ou au niveau de la discipline. Quoi de plus normal, pour cette équipe jeune, si jeune (le paquet d'avants français comptait 124 sélections au coup d'envoi, quand le capitaine gallois en dénombrait 148 à lui-seul...) et ayant seulement disputé, samedi soir, la cinquième rencontre de son histoire. Croyez-nous : le plus beau reste à venir...  

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Les commentaires (3)
Heurv7 Il y a 1 mois Le 24/10/2020 à 23:16

tout a fait Marc

Heurv7 Il y a 1 mois Le 24/10/2020 à 23:15

merci Marc

monach Il y a 1 mois Le 24/10/2020 à 23:36

Tout est dit Marco, à la prochaine