Oyonnax de près comme de loin

  • Joe EL ABD (Oyonnax).
    Joe EL ABD (Oyonnax). Icon Sport
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Toujours invaincue, l’équipe d l’Ain a démontré sa capacité à varier les formes de jeu.

Au soir d’une cinquième victoire en autant de rencontres disputées, Joe El Abd n’a qu’un unique regret à exprimer « nous avons encaissé deux essais, alors que nous étions en supériorité numérique. En étant mieux organisés nous aurions pu les éviter ».

Pour le reste, le retour aux affaires, après trois semaines sans jouer, a plutôt été réussi « durant les trois dernières semaines on a beaucoup parlé des entraînements et de la préparation contrariés par la pandémie, nous ne voulions pas en faire une excuse. »

Il aura suffi d’un peu moins de 40 secondes pour qu’un premier essai vienne ancrer les certitudes oyonnaxiennes : « Nous avions parlé de cette entame. Durant la semaine on a senti dans le groupe de l’énergie, de l’enthousiasme et tout cela a très vite trouvé sa traduction dans le jeu. Les six essais inscrits malgré des conditions très difficiles reflètent le niveau d’investissement des joueurs. » Il y a les chiffres qui soulignent la détermination d’un groupe, mais il y a aussi les faits qui mettent en lumière sa capacité à varier les formes de jeu avec un parfait équilibre : trois essais à porter au crédit des avants dont deux de pénalité, et trois essais pour les lignes arrières, dont deux au bout d’actions parties des 22 mètres.
 

Génération montante


Oyonnax est une équipe capable de marquer de près comme de loin. Le constat réjouit Joe El Abd : « C’est ce pour quoi nous travaillons. En toutes circonstances nous voulons être capables de nous adapter pour jouer les ballons qui doivent l’être. Derrière cette réussite il y a du boulot, mais aussi un état d’esprit, celui des Oyomen. Cela va au-delà de la satisfaction des résultats. C’est la marque d’un groupe homogène. La star, c’est l’équipe. »


Invité à revenir sur sa chevauchée de 80 mètres au milieu de la défense aurillacoise et sur la réalisation d’un doublé, l’ailier Taylor Paris reprend à son compte les propos de son manager : « Avoir inscrit deux essais n’est pas important, ce qui compte c’est le résultat final. Sur le deuxième essai je suis peut-être le seul à toucher le ballon, mais au départ de l’action il y a Tyrell qui me permet de faire une feinte de passe. Un essai ne t’appartient jamais pleinement. »

Incarnation d’une génération montante, le demi de mêlée Illan El Khattabi a lui aussi été de la fête : « Quand on rentre dans un match lancé par une telle entame, la difficulté est de maintenir le rythme. Dans notre groupe, il y a cette solidarité qui aide à le faire. » Avec cinq victoires au compteur, Oyonnax semble pouvoir envisager la suite avec sérénité. Taylor Paris tempère : « C’est bien sûr un début de saison idéal, mais il reste 25 matchs ; il faut rester humbles. » Cette fois, c’est Joe El Abd qui emboîte le pas de son ailier : « Nous sommes heureux de ce départ mais notre objectif se situe au final. »

Jean-Pierre DUNAND.
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