Les déplacements version covid

  • Après avoir joué durant 70 minutes à Balma, les juniors nationaux du rassemblement Saint-Médard-en-Jalles/Parempuyre ont dû se changer sur le bord du terrain et remettre le masque pour faire trois heures de car pour rentrer en Gironde.
    Après avoir joué durant 70 minutes à Balma, les juniors nationaux du rassemblement Saint-Médard-en-Jalles/Parempuyre ont dû se changer sur le bord du terrain et remettre le masque pour faire trois heures de car pour rentrer en Gironde. DR
  • Les déplacements version covid
    Les déplacements version covid DR
Publié le , mis à jour

Masques obligatoires, pas de vestiaires et plus de 6 heures de voyage en car, les juniors de Saint-Médard-en-Jalles ont connu un samedi pas ordinaire. Mais qui pourrait le devenir si la situation sanitaire ne s’améliore pas…

"Les voyages forment la jeunesse !", entend-on sur les terrains de jeunes. On rajouterait que c’est encore plus le cas en période Covid-19… Les juniors nationaux de l’entente Saint-Médard-en-Jalles/Parempuyre l’ont vu ce samedi. Les Girondins ont fait le plus long déplacement de leur saison, se déplaçant à Balma, en banlieue toulousaine, pour le compte de la deuxième journée du championnat National U18. Plus de 500 kilomètres, près de 6 heures de car dans la journée. Le tout en portant le masque bien évidemment, Covid oblige. Rien que ça… "C’est sûr qu’au niveau de la distanciation et des gestes barrières, on est comme tout le monde : c’est masque pour tout le monde. C’est un peu délicat parce que les garçons n’ont pas l’habitude de ça pour les déplacements en car pour le rugby. Forcément, ça nous amène, nous éducateurs, à de contrôles beaucoup plus fréquents", raconte Denis Padrosa, membre du staff saint-médardais. "Globalement, la majorité des jeunes jouent le jeu, renchérit l’entraîneur Maxime Krithari. Bien sûr il faut faire des petits rappels, ça reste des adolescents, mais ils jouent le jeu. Ce sont des garçons sérieux qui comprennent la situation. Néanmoins, ils aimeraient bien que les règles s’assouplissent un peu : on les fait jouer pendant 70 minutes sur un terrain sans distanciation. Dès que le match est terminé, on reprend les distanciations et on porte de nouveau le masque. Des petits imbroglios difficiles à comprendre…"

L’absence de vestiaires : la plus problématique

Si le voyage s’est plutôt bien déroulé dans le respect des gestes barrières, une fois arrivés en Haute-Garonne, les Girondins ont dû faire face aux restrictions appliquées à Toulouse et dans sa région, à savoir l’absence de vestiaires. Dans la semaine, les dirigeants balmanais avaient contacté leurs homologues pour leur prévenir de la situation. Mais pour les Saint-Médardais, il fallait jouer qu’importent les conditions. "Nous avons connu la même situation en septembre à Bordeaux. Nous n’avons eu aucun problème avec les parents. Malgré l’absence de douches et de vestiaires, ils ont fait déplacer tous les jeunes en car, ce qui montre qu’ils comprennent parfaitement la situation", explique Maxime Krithari.

Après 70 minutes d’un combat intense qui verra Haut-Garonnais et Girondins batailler sous le soleil, les visiteurs sont donc privés de douches. "Ne pas pouvoir se changer dans des vestiaires, ne pas avoir de douches, c’est très problématique pour le retour et les 3 heures de route jusqu’à Saint-Médard, soupire l’entraîneur de l’entente. Heureusement le transporteur a été compréhensif."

L’absence de vestiaires aura également eu un impact sur l’avant-match comme le rappelle l’adjoint girondin Romain Morel. "Normalement nous passons une demi-heure dans les vestiaires ensemble à se changer, se strapper etc. Là, le fait d’être en extérieur on ne met plus que 10 minutes. C’est toute une préparation à revoir." Peut-être l’une des causes d’une première mi-temps en dedans des Girondins, dominés 28-0 à la mi-temps, avant de réagir et de s’incliner 35-15 mais en privant les Balmanais du point de bonus offensif.

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