À Bayonne, Ravouvou vous salue bien !

  • Joe RAVOUVOU (Bayonne), face à Agen.
    Joe RAVOUVOU (Bayonne), face à Agen. Icon Sport
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Sans être géniaux, les bayonnais ont su museler les velléités agenaises. Bien aidés par leur réalisme, une supériorité numérique précoce et les inspirations géniales de Joe Ravouvou…

Bayonne a fait très mal à Agen en appliquant à la perfection la stratégie qui marche à l’extérieur : solidité défensive, réalisme dans les zones de marque saupoudré d’un soupçon de réussite. Gaëtan Germain, auteur d’un 100 % au pied, fut l’un des grands artisans du succès des siens dans ce match de la mort. Mais l’Aviron a aussi pu s’appuyer sur Joe Ravouvou, sa nouvelle pépite néo-zélandaise pour jouer libéré.


Joe Ravouvou n’en finit plus d’impressionner. Le septiste d’origine fidjienne, international naturalisé néo-zélandais, débarqué sur les bords de la Nive à l’été dernier est, à ce jour, une des meilleures pioches du Top 14. Le colosse de 28 ans (1, 90 m, 105 kg) a tout pour devenir l’une des coqueluches du championnat dont il est, au soir de cette sixième journée, le troisième meilleur marqueur avec quatre essais inscrits derrière Josua Tuisova (6) et Cheslin Kolbe (5). Comme ses deux compères du podium des meilleurs chasseurs d’essais, il fait partie de ces joueurs dont la seule présence fait planer une ombre de doute et d’incertitude sur les défenses adverses. Il est de la race de ces « fuoriclasse » chers à nos amis transalpins, ces êtres capables de faire basculer une rencontre sur une action d’éclat.
 

« Joe » doit se faire un nom


Et il l’a encore prouvé samedi : la bombe fidjienne a éclaboussé la partie de toute sa classe. Il lui a suffi d’un ballon de rien, récupéré par son numéro 8 Mathew Luamanu après une pénaltouche foirée dans les grandes largeurs par des Agenais trop fébriles, pour propulser ses coéquipiers sur la voie royale d’une victoire à l’extérieur chez un concurrent direct. Un essai comme un symbole des capacités de ce joueur racé, équilibre parfait entre puissance physique et technique individuelle largement au-dessus de la moyenne. Trois défenseurs battus, un coup de pied à suivre pour lui-même et un numéro de funambule long de ligne pour offrir à Bayonne une entame rêvée dont les Agenais ne se remettraient pas. « Grâce à son exploit, il nous lance à la perfection dans la rencontre », disait de lui son entraîneur Rémy Ladauge depuis le ventre d’Armandie.


Joe Ravouvou vient incarner à Bayonne un profil qui était recherché de longue date : « Nous voulions un facteur X, un joueur capable de faire basculer le sort d’un match en notre faveur. C’était une des priorités de notre recrutement. Joe arrive de Nouvelle-Zélande, il a besoin de temps mais mine de rien il marque à chaque match », poursuit le technicien en charge des trois-quarts bayonnais.


Détail savoureux : Joe Ravouvou, qui évoluait la saison passée pour la franchise des Bay of Plenty Steamers en Mitre 10 Cup (championnat néo-zélandais), a un prénom, une nationalité et un poste qui ne sont pas sans rappeler ceux d’une légende du club basque : Joe Rokocoko, international all black aux soixante-huit sélections (quatre saisons à l’Aviron, 25 essais marqués). Le néoarrivant, dont le contrat s’achèvera en juin s’il n’est pas prolongé d’ici là, a toute la saison pour faire aussi bien que son ainé et écrire son nom en lettres d’or à Jean-Dauger. Il est bien parti pour y parvenir.

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