Oyonnax et le pouvoir de la force

  • Team of Oyonnax   during the Pro D2 match between Beziers and Oyonnax at Stade de la Mediterranée on October 29, 2020 in Beziers, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) - Stade de la Mediterranee - Béziers (France)
    Team of Oyonnax during the Pro D2 match between Beziers and Oyonnax at Stade de la Mediterranée on October 29, 2020 in Beziers, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) - Stade de la Mediterranee - Béziers (France) Icon Sport - Icon Sport
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Toujours invaincus, les Oyonnaxiens, en infériorité numérique durant plus de soixante-dix minutes à Béziers, enchaînent un sixième succès consécutif. Insubmersibles !

Leurs cris de rage brisèrent à plusieurs reprises le silence glacial d’un stade « déserté ». Survoltés à l’image de leur « hurleur » en chef, Tommy Raynaud, la meute de l’Ain afficha jeudi un supplément d’âme déterminant. Le manager Joe El Abd, appréciait d’ailleurs à sa juste valeur, cet état d’esprit guerrier : « Après seulement quelques minutes et l’expulsion de Jérémy Gondrand, le degré était encore plus élevé et le challenge aussi. Du coup, notre état d’esprit fut primordial. J’ai vu de la solidarité sur toutes les lignes, dans l’engagement et la communication. Ce sont les principales raisons, je crois, de notre succès. »

Jeudi, « Oyo » était supérieur à Béziers dans tous les secteurs. Et pourtant, à l’issue de cette lutte acharnée, ce n’est pas la classe d’écart séparant les deux équipes qui restera gravée dans la mémoire. Mais bien l’envie collective largement supérieure, démontrée par un leader insatiable. El Abd poursuit : « Le match, on le gagne avant le coup d’envoi, dans les comportements, j’ai compris que dans le couloir des vestiaires, nous étions déjà dans le vrai. J’ai vu le banc des remplaçants encourager sans arrêt les copains. C’est quelque chose qui ne se travaille pas vraiment, ça appartient au groupe. »

Cassang décisif, Le Bourhis à 100 %

Dans les pas du capitaine Herjean et du deuxième ligne Tyrell, infatigables combattants, les visiteurs domptaient les Héraultais dans ce jeu de défi physique qu’ils affectionnent tant. Une prouesse. Dans l’avancée permanente, les joueurs de l’Ain s’appuyèrent également sur une défense de fer et des contre-rucks meurtriers, pour écœurer leurs hôtes. « J’ai senti de la maturité dans notre rugby. Nos lignes arrière ont bien géré le champ profond, la couverture. Notre ligne défensive à quatorze fut intéressante. Les garçons se sont envoyés, sur le jeu au sol, les phases statiques. Le groupe n’a jamais paniqué, s’est resserré et a su écarter les éléments contraires pour chercher le résultat », explique le technicien.

Une maîtrise de (quasi) tous les instants et une capacité à varier intelligemment le jeu, qui représentent l’autre facette de leur victoire. À l’instar de l’entrée déterminante du demi de mêlée Charlie Cassang, décisif sur le premier essai et intenable durant toute la partie ; ou du récital face aux perches du buteur Yohan Le Bourhis, auteur de dix-neuf points (100 % de réussite ; seulement un drop-goal raté dans le jeu courant).

Oyonnax poursuit ainsi son parcours sans faute en décrochant un sixième succès de rang dans l’Hérault, et reste en tête du classement avec un match de retard sur ses deux poursuivants (Perpignan et Vannes). Aujourd’hui, rien ne semble pouvoir arrêter ce groupe à la qualité avéré et à l’âme renforcée dans l’adversité. La prochaine réception de Rouen, vainqueur à Mathon l’an passé, doit le confirmer.

Julien Louis
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