Castres a saisi sa chance au grattage

  • Team Castres celebrate his try during the Top 14 match between Castres and Racing 92 at Stade Pierre-Fabre on October 31, 2020 in Castres, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) - Stade Pierre Fabre - Castres (France)
    Team Castres celebrate his try during the Top 14 match between Castres and Racing 92 at Stade Pierre-Fabre on October 31, 2020 in Castres, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) - Stade Pierre Fabre - Castres (France) Icon Sport - Icon Sport
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Conscients qu'une partie jouée sur un tempo effréné aurait favorisé leurs hôtes, les Tarnais se sont appliqués à imposer un énorme combat au sol, source de leur succès.

Ce n’est pas qu’on l’aurait oublié, mais presque, au vu de leurs résultats en ce début de saison, mais ce Castres Olympique a bel et bien gagné un titre de champion de France voilà un peu plus de deux ans. Y parviendra-t-il de nouveau cette année ? Il en est encore à des années-lumières, grands dieux. Mais il a su, dans l’adversité, se souvenir des recettes qui l’avaient fait roi il n’y a pas si longtemps, et cela suffit pour l’heure à son bonheur… Au vrai, on s’en doutait quelque peu, au vu de la bonne performance réalisée à Mayol la semaine précédente, où les tarnais s’étaient retrouvés dans le combat après leur non-match de La Rochelle. Sauf que contre le Racing, les Olympiens ont eu la bonne idée de mettre leur agressivité au service d’une ébauche de plan de jeu suivie à la lettre, qui s’est avérée amplement suffisante pour vaincre un Racing 92 amputé de ses meilleurs combattants par le XV de France.

Casseurs de rythme

Cette recette, donc ? Elle consistait tout simplement à tout faire pour casser le rythme de la partie, face à des franciliens supposés plus à l’aise dans un jeu tout feu tout flamme. Et si les ciel et blanc sont bien parvenus à donner par intermittences un peu de rythme à la partie lorsque le magicien Kurtley Beale parvint à sortir quelques tours de son chapeau (27e, 80e), ou à chaque fois qu’ils purent compter sur une touche conquérante, ces fulgurances ne demeurèrent jamais que des coups d’épée dans l’eau. Les Tarnais parvenant toujours, in fine, à ralentir les sorties de balles de leurs adversaires pare le biais d’un engagement constant dans les phases de ruck, bien aidés dans leur entreprise par les absences des duettistes Finn Russell et Virimi Vakatawa, sans qui les Franciliens peinent décidément beaucoup à mettre en place leur jeu de passes après contact, trop peu aperçu hormis sur un beau passage de bras de Chouzenoux pour Beale (28e). Ajoutez à cela un Rory Kockott diabolique dans son art de ralentir les sorties de balle à sa guise pour imposer un jeu au pied de pression chirurgical, et vous comprendrez un peu mieux comment la partie ne s’est finalement jamais emballée, les hommes de Laurent Travers cédant peu à peu à la frustration.

Jelonch-Babillot, duo en or

Il n’en fallait pas tant aux Castrais pour se souvenir de leur éternel point fort, à savoir cette capacité éprouvée à jouer avec les nerfs de leurs adversaires jusqu’à les faire craquer, à la poursuite des coups de pied toujours inspirés du trio Kockott-Urdapilleta-Dumora. La première réalisation signée par l’arrière tarnais en fut une première illustration, où une bonne pression de Nakosi sur son vis-à-vis Dorian Laborde permettant à Dumora de pointer l’essai le plus facile de sa carrière (20e). Toutefois, c’est surtout au retour des vestiaires que le plan tarnais fonctionna à plein. À la suite d’un premier ballon récupéré dans un ruck par Jelonch, un bon jeu au pied de pression d’Urdapilleta permettait à Babillot de gratter un deuxième ballon sur la même action, au bout duquel l’ouvreur castrais parvint à décaler Filipo Nakosi (47e). Bis repetita à la 58e, qui vit un énième ballon récupéré par Jelonch (auteur d’un match titanesque) bien exploité par Kockott et Dumora sur la largeur, dont le coup de pied rasant permit d’offrir l’essai de la gagne à Palis. Du bon travail, somme toute, dont Mauricio Reggiardo souhaitera toutefois lors des prochaines semaines qu’il se couple à un peu plus de froideur dans la gestion de la fin de match. Histoire de s’éviter quelques sueurs froides qui ne se sont soldées, cette fois, que par la concession d’un bonus défensif réconfortant pour les Racingmen.

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