L’UBB et la passe de plus !

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    L’UBB et la passe de plus ! - Justine Hamon
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Le score se passe de commentaires, évidemment. Les Bordelais ont laminé un adversaire en totale perte de confiance. Est-ce un nouveau départ ? C’est la grande question.

Ils se sont donc promenés, ou presque. Les Bordelais ont signé la plus large victoire de leur histoire en Top 14, on se souviendra qu’il y a presque un an, le 6 décembre 2019, ils avaient déjà infligé un terrible 73 à 3 au SUALG, sur son terrain en plus, mais c’était en Challenge européen, dans un match de poule sans enjeu. Le score fleuve de samedi avait donc une toute autre portée (lire page 10). Alexandre Roumat, l’un de ses acteurs majeurs l’a analysé avec lucidité. « Déjà, je peux vous dire que je le termine très fatigué, la fin fut vraiment compliquée de ce point de vue-là », affirma-t-il en préambuble comme pour ajouter un argument à la crédibilité de la performance de son équipe. Si l’UBB l’a emporté aussi largement, c’est aussi parce que ses joueurs ont tout joué à fond jusqu’au bout. « Ce fut un vrai soulagement, nous n’avions plus gagné depuis quatre matchs. Nous voulions retrouver notre jeu dynamique après nous sommes conscients qu’Agen est en difficulté en ce moment. Mais nous avons su les respecter tout au long du match. »

Ces derniers temps, l’UBB semblait jouer « petit bras », en passant trop vite par le sol comme pour se rassurer à peu de frais. La demonstration de samedi a envoyé un tout autre message : « Je crois que ce soir, la première différence, c’est que nous avons gagné nos duels, les duels ça englobe tout, la défense, l’attaque, les rucks », poursuivait Roumat. On confirme : chaque Bordelais semblait évoluer un large cran au-dessus de son vis-à-vis. C’est une différence fondamentale, plus individuelle que collective, finalement.

Quelques scories, encore

Mais Alexandre Roumat et les Bordelais étaient entrés sur le terrain avec une autre ambition, plus technique. « Après notre non-match à La Rochelle, nous nous sommes beaucoup parlés et nous avons constaté que entre ce qu’on faisait la saison dernière et ce qu’on faisait cette saison, il y avait peut-être de 50 à 60 passes de moins par match. Ça veut dire que nous nous faisions peu confiance entre nous. Si vous couplez ça avec les duels perdus, tout devient trop difficile. On se retrouve au bout d’une séquence, en train de reculer comme on l’a fait à La Rochelle. »

Le troisième ligne excusait finalement les quelques scories qui, de son propre aveu, ont parfois parasité des offensives girondines. Ce fut surtout vrai en première période avec quelques fautes de main, parfois grossières, c’est vrai. « Mais si vous regardez ce que nous faisons depuis deux matchs, vous vous apercevrez que nos séquences n’ont pas excédé de plus de trente secondes à mon avis. Alors passer de trente secondes à une minute trente en sept jours sans faire de scories, c’est impossible. » L’UBB a donc au moins réussi dans son projet, qui consistait à faire… une passe de plus ! Formule magique du rugby moderne.

Décla

Christophe laussucq - manager d’Agen, licencié dimanche

« Je ne répondrai à aucune question. Je n’ai rien à dure vu la nullité de notre prestation. Je ne vais pas chercher d’excuse, je n’ai rien à dire sur cette partie à part une chose : je suis triste pour nos partenaires du club qui cette semaine, ont manifesté leur soutien en disant qu’ils ne se feraient pas rembourser ainsi qu’aux supporteurs qui ont eu la même élégance. Je suis triste pour tous ces gens qu nous soutiennent. Je ne ferai pas d’autres commentaires sur le néant de ce soir. »

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