Aurillac : conquête et discipline

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Les deux dernières sorties d'Aurillac se sont soldées par deux défaites et zéro bonus. Les Cantaliens veulent changer les choses.

 

Pas évident de relever la tête quand on oublie de jouer à Béziers, puis que l'on prend une petite fessée à Oyonnax (46-17). Pour autant, les Aurillacois ne peuvent se permettre de mettre la tête dans le sable. Tout d'abord parce qu'il n'y a pas que du négatif sur ces deux dernières rencontres et surtout parce que le calendrier qui s'annonce ne laisse pas de place aux larmoiements.

« Ce n'est pas évident de digérer cela, mais il faut relativiser tout cela. Le score, cela ne veut pas forcément dire grand chose. Ce que l'on regarde avant tout, c'est le contenu », explique Roméo Gontineac, entraîneur du Stade aurillacois. Question performance, il est clair que les Cantaliens sont moins bien, « notamment dans les fondamentaux. À Oyonnax, on se fait prendre sur la mêlée, on est contrarié en touche, même s'il y a du mieux en seconde période en enclenchant des mauls et en mettant l'adversaire à la faute ».

Pour autant, il faut travailler, retravailler, insister sur les faiblesses pour être tout d'abord mieux armé, mais surtout « retrouver au plus vite de la confiance ». Le Stade aurillacois doit également prendre en considération un arbitrage peu en sa faveur. La discipline est un acteur majeur du rugby moderne. Oui les Cantaliens sont à la faute, pas plus que les autres pourrait-on penser par moments, mais la réalité fait mal : 7 matchs joués et 12 cartons jaunes à la clé !

Alors samedi il faudra faire profil bas, savoir faire le dos rond et mettre tout ce qu'il faut pour revenir de Provence avec des points. « Il faut que l'on relève tous les défis qui se présentent devant nous », martèle Roméo Gontineac. Et le premier défi sera celui de la mêlée, ne serait-ce que pour avoir le ballon ensuite. Du basique me direz-vous, mais à Aurillac, peut-être plus qu'ailleurs, si les fondamentaux ne sont pas assurés, alors plus question de jouer.

Ce déplacement à Aix ne sera pas une partie de plaisir. Tout d'abord parce que les Provençaux font un très bon début de championnat (5e, quatre victoires, deux défaites, un nul), ensuite parce qu'Aurillac en a pris 40 lors de son dernier déplacement en février. Maintenant, le Stade n'a rien à perdre. Pour mettre en danger son adversaire, il devra être très discipliné, sortir des ballons propres en conquête et prendre les points dès qu'ils se présentent. Ils savent le faire.

Jean-Marc Authié
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