La Nationale doit déjà se réinventer

  • Tarbais (en rouge) et Cognaçais (en blanc) pourraient bien se retrouver en poule Sud si le scénario à deux groupes de sept voient le jour.
    Tarbais (en rouge) et Cognaçais (en blanc) pourraient bien se retrouver en poule Sud si le scénario à deux groupes de sept voient le jour. La Dépêche du Midi - JEAN PATRICK LAPEYRADE
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La mise en sommeil de la Nationale a été officialisée par la FFR mardi. Ce coup de frein ne fait que renforcer la volonté des clubs de conduire ce nouveau championnat à son terme. Quitte à le remodeler.

"Êtes-vous pour ou contre la suspension du championnat ?" Voilà la question, posée par la FFR, à laquelle les présidents des quatorze clubs de Nationale ont dû répondre, lundi après-midi, au cours d’une réunion en visioconférence. Sans trop de suspense, à 10 voix contre 4, les hommes forts du troisième niveau national ont tranché pour une mise en sommeil de leur compétition jusqu’au 10 janvier. Bien sûr, dans l’idéal, tous auraient voulu jouer. Mais en ces temps troublés, les présidents ont choisi de mettre en avant la sécurité et de protéger à la fois leurs clubs - en s’évitant des matchs à huis clos mortifères pour leurs économies - et leurs joueurs - auxquels ils ne peuvent garantir des bulles sanitaires aussi hermétiques que chez les professionnels. Benoît Trey, président de Blagnac, explique : "Il y avait trop de risques à faire tourner nos clubs à pleines charges et sans aucune rentrée d’argent. Chacun à nos niveaux, nous représentons tous des emblèmes, des institutions dans nos tissus locaux. Pour mon cas, Blagnac sera centenaire dans deux ans. On ne pouvait pas prendre le risque de voir mourir un club aux cent ans d’histoire pour deux mois d’arrêt des compétitions."

Vers une nouvelle formule ?

Le choix de la raison l’a donc emporté. La suspension actée, reste à savoir maintenant dans quelles conditions la compétition pourra reprendre. Et autant l’écrire tout net, dans le cas d’une reprise au 10 janvier comme espéré par tous les acteurs, la possibilité de caser la totalité des matchs restant à jouer sans empiéter sur le prochain exercice (et donc sur le caractère promotionnel de la division Nationale, qui doit envoyer deux clubs en Pro D2) relève de la chimère.

La FFR a déjà constitué une cellule de travail pour réfléchir à l’avenir de la compétition. Les quatorze présidents seront partie prenante et force de proposition. Selon nos informations, ces derniers se réuniront très régulièrement, via visioconférence, durant le mois de novembre afin de travailler sur plusieurs pistes conduisant à une reprise équitable de la compétition. À l’heure où nous écrivons ces lignes, deux scénarii semblent se dégager. Le premier conduirait à une reprise classique du championnat au point où il s’est arrêté, avec suppression de la phase finale et promotion des deux clubs terminant aux deux premières places du classement au soir de la dernière journée de la phase régulière. La deuxième piste de travail conduit à une réforme complète de la compétition et à une remise à zéro des compteurs. Les quatorze clubs seraient divisés en deux poules (une Sud et une Nord et Est) et s’affronteraient en matchs aller-retour avec un exempt lors de chaque journée. Cela permettrait de caser toutes les rencontres, tout en offrant une vraie phase finale avec demi-finale sur un format aller et retour et la finale sur match sec. Cette solution aurait tout pour plaire sur le papier, à ceci près qu’elle léserait quelque peu les clubs les mieux classés au moment de l’arrêt du championnat.

Gageons que tous les présidents sauront s’entendre et trouver la bonne formule. Plus que jamais, ils sont unis pour sauver leurs clubs et leur compétition. Ils ont bien compris que seule l’union fera la force.

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