L’Australie dans une bulle !

  • L’habituel arrière ou ailier Reece Hodge, placé à l’ouverture changera t-il la donne de ce nouvel Australie- Nouvelle-Zélande, dans ce qui sera la 2e journée du Rugby Championship mais aussi l’ultime manche de la Bledisloe Cup qui ne peut plus échapper aux Blacks ?
    L’habituel arrière ou ailier Reece Hodge, placé à l’ouverture changera t-il la donne de ce nouvel Australie- Nouvelle-Zélande, dans ce qui sera la 2e journée du Rugby Championship mais aussi l’ultime manche de la Bledisloe Cup qui ne peut plus échapper aux Blacks ? Steeve Haag / Icon Sport - Steeve Haag / Icon Sport
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Australiens et Néo-Zélandais vont se retrouver à Brisbane samedi matin (9h 45 sur Canal + Sport), dans une bulle sanitaire stricte. Les Wallabies se sont triturés les méninges pour éviter une nouvelle humiliation.

Samedi, le Tri-Nations remanié se déplace à Brisbane, au Suncorp Stadium. L’Australie et la Nouvelle-Zélande s’affronteront pour la quatrième fois d’affilée mais, cette fois-ci, dans des circonstances particulières. Brisbane se trouve dans l’État du Queensland qui a décidé de garder ses frontières fermées aux habitants de Sydney, de peur de propagation de la covid-19. Du coup, les deux équipes ne se rendront sur place que le jour même pour revenir tout de suite, dès le samedi soir, à Sydney. Aucun des journalistes basés à Sydney n’a reçu d’accréditation et aucun confrère néo-zélandais n’a fait le déplacement.

Dans ce contexte particulier, les Wallabies vont retrouver un stade qui leur porte bonheur habituellement. Alors, qu’attendre de cette équipe humiliée la semaine passée (43-5) par une équipe des All Blacks qui a retrouvé tout son mordant ? Avoir le ballon d’abord. À Sydney, les All Blacks l’ont monopolisé (67 % de possession) et quand les Wallabies mettaient la main dessus, c’était pour le rendre immédiatement par un jeu au pied d’une pauvreté sans nom ou en balançant des passes après contact inappropriés. On a pu aussi observer les limites d’un certain nombre de joueurs. Dane Haylett-Petty (ex-BO) a encore prouvé qu’il était un arrière sûr mais sans aucune pénétration, le grand reproche qui avait été fait à Banks lors des deux premières sorties. La pression a joué de vilains tours à l’ailier Filipo Daugunu qui avait affirmé avant le match qu’il ferait tout pour arrêter Caleb Clarke. Il ne s’agissait pas pour autant de plaquer un joueur en l’air, puis de faire n’importe quoi sur le terrain.

Huit changements, Hodge à l’ouverture

Un temps espéré, le retour de James O’Connor (ex-Toulon) à l’ouverture ne sera pas pour ce week-end. En son absence, le sélectionneur Dave Rennie a choisi d’aligner le (très) polyvalent Reece Hodge en 10. Habituellement placé à l’aile ou à l’arrière, le Rebels a déjà occupé ce poste une fois et possède de précieuses qualités pour réussir son inhabituelle mission, comme son coup de pied de mammouth ou sa puissance physique. En tout, Rennie a donc procédé à huit changements dans son XV de départ. Au centre Irae Simone sort du groupe et se voit remplacé par le joueur des Reds, Hunter Paisami. Il fera équipe avec Jordan Petaia, ce diamant brut qui doit encore progresser dans ses choix de jeu, entre passer ou défier la défense.

Dans le pack, le match marquera la centième sélection du pilier James Slipper. Une motivation supplémentaire pour un pack dominé mais pas ridiculisé le week-end dernier. Il faudra faire sans le deuxième ligne Lukhan Salakaia-Loto sorti sur blessure à une cheville, que Rennie a remplacé par l’expérimenté Rob Simmons, qui débutera aux côtés de Matt Philip (futur Palois). Côté néo-zélandais, le sélectionneur Ian Foster a lui aussi procédé à plusieurs changements : Akira Ioane débutera en 6, avec Ardie Savea en 8 (de retour de congé paternité) et le capitaine Sam Cane. En deuxième ligne, Sam Whitelock fêtera sa centième titularisation aux côtés de Scott Barrett. Jordie Barrett glisse de l’aile à l’arrière tandis que son frère Beauden repasse à l’ouverture afin de laisser Mo’unga au repos et Damian McKenzie sur le banc en couverture.

Jacques BROQUET avec Simon Valzer
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