Fouassier : « Nous devons tuer le match et on ne le fait pas »

  • Le membre du staff de Xavier Péméja, Sébastien Fouassier, revient avec philosophie sur cette défaite amère subie à quinze contre treize à Sapiac. Pour l’USON, il n’y a pas encore d’urgence mais beaucoup de travail à accomplir.
    Le membre du staff de Xavier Péméja, Sébastien Fouassier, revient avec philosophie sur cette défaite amère subie à quinze contre treize à Sapiac. Pour l’USON, il n’y a pas encore d’urgence mais beaucoup de travail à accomplir. Icon Sport - Icon Sport
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Le membre du staff de Xavier Péméja, Sébastien Fouassier, revient avec philosophie sur cette défaite amère subie à quinze contre treize à Sapiac. Pour l’USON, il n’y a pas encore d’urgence mais beaucoup de travail à accomplir.

Comment expliquer que malgré le carton rouge de Julien Caminati et avec le vent fort dans le dos, vos hommes ne soient pas parvenus à gagner ?

Sur la deuxième mi-temps, il y a vraiment cet instant où nous devons doit tuer le match et nous ne le faisons pas. C’est quelque chose de récurrent. Nous avons eu la même problématique lors de nos défaites à domicile. C’est capital parce qu’à un moment, on se dit même : « Mais ce n’est pas possible, on ne veut pas le gagner ! »

Avez-vous été étonné par le niveau de jeu pratiqué ?

On savait où on mettait les pieds. Il n’y a eu aucune surprise sur la qualité de l’adversaire. On savait que nous aurions droit à un gros combat sur la conquête et de manière globale. On avait l’objectif de retrouver un état d’esprit sur quatre-vingts minutes car dernièrement, on a montré trop de temps faibles. L’objectif est rempli mais il y a trop d’erreurs. Dès qu’on marque, on reprend des points facilement derrière parce que nous sommes en difficulté sur les réceptions de coup d’envoi. C’est un gros souci à régler. Les petites erreurs individuelles aussi nous coûtent cher.

En début de deuxième mi-temps, on observe pourtant votre mainmise sur les débats…

Nous sommes dans le coup, notamment à la mi-temps avec les six points d’écart. On sent que nous prenons l’ascendant collectivement mais on ne parvient pas à enfoncer le clou. Et ensuite, ils sont bien revenus aussi. Il y a eu match ! On n’a pas réussi nos moments clés.

Est-ce le réalisme qui vous a fait défaut ?

Je pense à ce deux contre un dans les 22 mètres où le ballon finit en touche. Sur le banc, on a du mal à y croire ! Peut-être qu’on panique un peu sur les derniers gestes. C’est aussi la marque de ces nombreux jeunes sur le terrain. Cette passe en touche par exemple, c’est Luka Plataret (21 ans, N.D.L.R.). Cette jeunesse nous a fait ressentir de la satisfaction mais il nous a manqué quelques petites choses pour l’emporter.

Les blessés étaient-ils trop nombreux pour être compétitifs ?

C’est vrai que nous en avons beaucoup mais nous avons quand même aligné une belle équipe. On travaille avec beaucoup de jeunes qui se sont intégrés. Certes, on a attaqué avec un demi d’ouverture qui jouait son premier match de Pro D2, un troisième ligne qui est rentré en jeu (Matteo Faucher et Robin Gascou). Mais on ne va pas se cacher derrière ça. Nous étions venus avec une grosse équipe pour gagner et on a perdu en commettant trop d’erreurs individuellement.Les ballons portés, votre principale arme, ont été très souvent été contrés par le pack montalbanais…Il y a un bon ballon porté des deux côtés, je pense que les deux équipes sont performantes. Ce fut un beau duel dans ce secteur, ça a été très équilibré. Ils ont réussi à nous mettre en difficulté et inversement, ce qui nous a valu un essai.

Au vu de sa position au classement, est-ce que l’USON peut déjà dire adieu aux phases finales ?

Non, même si c’était le neuvième match, ce n’est encore que le début de saison. Alors, oui, nous sommes en retard. On va analyser ce bloc et se préparer pour le suivant. On verra bien où nous en serons à l’approche des fêtes.

Le bilan comptable de ce bloc est bien loin de ce qui était ambitionné…

On connaît la situation. Au vu des incertitudes qu’amène cette saison, il est compliqué de se projeter. Nous allons essayer de travailler sur ce qu’on peut maîtriser sur le terrain, comme l’état d’esprit, les sorties de camp ou les petites erreurs dans les moments clés. Il y a plein de choses et on va avancer comme ça.

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