Fonds d'aide aux clubs professionnels : pour les 40 millions, ça reste à voir...

  • La ministre des Sports a démenti les chiffres avancés par la LNR.
    La ministre des Sports a démenti les chiffres avancés par la LNR. Icon Sport
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En déplacement samedi, dans les Pyrénées-Atlantiques, Roxana Maracineanu a mis les choses au clair concernant les fonds attendus par le rugby : « Il n’y a pas du tout ces 40 millions du rugby.» Les enveloppes et les modalités ne sont pas encore arrêtés. Mais le rugby devrait bien être servi.

Samedi, Roxana Maracineanu s’est rendue dans les Pyrénées-Atlantiques pour, entre autres, rencontrer les dirigeants de clubs professionnels de la région (foot, rugby, hand, basket, hockey).

À cette occasion, la ministre chargée des Sports a évoqué le soutien financier de l’État aux différentes disciplines impactées par les effets de la Covid-19. Sa prise de parole a eu une résonance certaine au sein des clubs de Top 14 et Pro D2.Interrogée sur les fonds attendus par ces trente formations professionnelles, elle a tenu à couper court à toutes les spéculations ayant jusqu’ici cours : « Il n’y a pas du tout ces 40 millions du rugby, je ne sais pas d’où ce chiffre sort, a-t-elle contesté. Il y a une somme totale dont nous affinons aujourd’hui les modalités de distribution. » Fin octobre, plusieurs sources proches de la LNR avaient parlé, en « off », d’une enveloppe globale de cette envergure. Visiblement, les responsables de la Ligue et les dirigeants avaient un temps d’avance sur l’agenda politique.

Une deuxième enveloppe espérée

Pour l’heure, si l’on se réfère aux propos de Roxana Maracineanu, seul le montant du fonds d’aide a été arrêté, à hauteur de 110 millions d’euros pour l’ensemble des professionnels dont l’activité a été dégradée. Cela vaudrait seulement pour la première période «post-Covid», celle des jauges partielles à 5000.Il faut désormais passer par la case Bruxelles : « Les derniers arbitrages sont en cours » à la Commission européenne, a renseigné la ministre déléguée aux sports. « Il y aura une répartition faite entre les sports en tenant compte de leur dépendance à la billetterie et de leur situation financière. Tout ça sera étudié au cas par cas. » Le rugby, sport sans doute le plus impacté avec ses 65 % des recettes générées en jours de matchs (billetterie, restauration et sponsoring), est ainsi en droit d’espérer une belle part de ces fonds. Le montant initial espéré - les fameux 40 millions d’euros - pourrait être approché. Si Bruxelles venait à instaurer un plafond par club, ce qui est craint, d’autres dispositifs seront discutés afin de compléter cette aide. Les acteurs du rugby en sauront plus cette semaine quant aux injonctions de la commission européenne et les sommes pourraient être débloquées dans les semaines à venir.

En parallèle, d’éventuels allégements restent escomptés. Roxana Maracineanu a annoncé, à ce sujet, «travailler avec Bercy sur l’exonération des charges patronales sur les salaires. L’événementiel sportif est dans une situation particulière puisque la masse salariale doit être payée alors qu’il y a zéro recette en face. » Outre ces exonérations, les clubs entendent négocier une deuxième enveloppe avec les pouvoirs publics pour compenser - ou amortir - les pertes liées au passage à huis-clos.

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