Vannes taille patron à Aguiléra

  • Les Vannetais ont montré une belle aptitude au combat, ce qui leur permet de gagner une troisième fois à Aguilera. Photo Photo Bernard
    Les Vannetais ont montré une belle aptitude au combat, ce qui leur permet de gagner une troisième fois à Aguilera. Photo Photo Bernard
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En s’offrant une septième victoire d’affilée en Pro D2 face à un concurrent direct à la qualification, le RCV s’est un peu plus affirmé comme un prétendant aux phases finales.

Qu’il est loin le temps où le RC Vannes se déplaçait sur les terrains de Pro D2 dans la peau d’un petit. Qu’elle est lointaine cette époque où les Bretons jouaient le regard plutôt porté sur le bas du classement que le contraire. En quatre ans, le RCV a changé de standing et se mêle aujourd’hui à la lutte avec les gros bras de la division. C’est un fait. Et c’est sur une série de six victoires consécutives que la bande à Spitzer se rendait à Biarritz samedi soir. Ce qui n’a pas changé, en revanche, c’est que la terre basque réussit toujours autant aux Bretons.

Déjà vainqueurs en 2016 et en 2019, les Morbihannais ont fait tomber Aguiléra pour la troisième fois en cinq ans. Pour y parvenir, ils se sont reposés sur une conquête en constant progrès et surtout une défense ultra-efficace. "Elle est vraiment en amélioration par rapport aux dernières années, reconnaissait Jean-Noël Spitzer en conférence de presse. Nous avons toujours eu cette culture de porter le ballon, de contre-attaquer, d’avoir des connexions dans les intervalles. Mais nous manquions de rigueur défensive, nous avions des trous d’air. Ce constat, nous l’avions déjà fait à la fin de la saison 2019-2020, en regardant les statistiques. Nous étions l’équipe de Pro D2 avec le plus de plaquages positifs, mais nous faisions partie des mauvais élèves en termes de plaquages manqués… C’est quelque chose qui n’était pas possible. Nous avons donc bossé et pour l’instant, c’est bien. Nous encaissons assez peu d’essais, mais ce n’est pas tout, puisqu’à l’intersaison nous avons aussi travaillé un peu plus la défense des ballons portés, comme notre paquet d’avants est très léger…" Volontaires dans le jeu debout, en quête perpétuelle de mouvement, les Vannetais n’ont pas battu le BO grâce à leur unique rideau défensif. Mais le mur breton y est pour beaucoup dans ce succès au Pays basque.

Spitzer : "Aujourd’hui, les équipes se méfient de nous"

Tombeur d’un prétendant à la montée, le RCV a de nouveau frappé un grand coup dans ce Pro D2, une semaine après s’être payé Nevers au Pré-Fleuri et quinze jours après avoir vaincu le FCG, un autre cador de la division. À ce rythme-là, les Bretons, déjà leaders du classement, ne peuvent plus avancer masqués. "Aujourd’hui, les équipes se méfient de nous et je pense que nous sommes une formation crédible dans ce championnat, affirmait Spitzer face aux médias. Après, nous avons 26 000 kilomètres à faire cette année. Il y aura beaucoup de bus. De la fatigue va s’accumuler. On verra comment on passe l’hiver, là où se joue le Pro D2. Ce qui est sûr, aujourd’hui, c’est que nous sommes un prétendant à la qualification. C’est évident. Est-ce qu’on sera un sixième agonisant au mois d’avril, ou est-ce qu’on sera quatrième avec de la fraîcheur ? Je ne peux pas le dire…" Les prochains mois livreront leur lot de vérité. La seule certitude étant que ces Bretons, qu’ils soient premiers, cinquièmes ou huitièmes au printemps 2021, livreront toujours ce même discours plein d’humilité.

Pablo Ordas
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