À Brive, Laranjeira tire la sonnette d’alarme

  • Thomas Laranjeira, arrière et cadre du CAB s’inquiète pour son équipe qui vient de chuter à la treizième place. Photo Icon Sport
    Thomas Laranjeira, arrière et cadre du CAB s’inquiète pour son équipe qui vient de chuter à la treizième place. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Après quatre revers, les Corréziens ambitionnent, avec une détermination maximale, de retrouver la victoire. Problème : c’est le Racing 92, grand voyageur, qui se présente.

"Il y a eu une prise de conscience, tout le monde est dans une autre démarche : nous sommes treizièmes et entrons vraiment dans la course au maintien." Quand Thomas Laranjeira parle dans les vestiaires du Stadium, sa voix porte. "Je ne suis pas un grand bavard, vous savez, je ne force pas les choses. Mais si je peux montrer la voie aux plus jeunes…"

À 28 ans, l’arrière se trouve être le trois-quarts le plus âgé et le plus expérimenté du groupe, du haut de ses neuf saisons en noir et blanc. Un des plus réguliers aussi. Et donc un cadre à écouter, à suivre. Le buteur corrézien a tout connu ou presque avec le CABCL : des montées, des descentes, un titre. Sans dramaturgie, il mesure la gravité de la situation pour sa formation, avant-dernière du classement après avoir subi quatre revers consécutifs : "C’est une petite crise, elle est difficile à traverser, évoque-t-il. Cela fait un petit bout de temps que le club n’avait pas connu une période délicate comme ça. L’année dernière, nous étions restés sur la dynamique de l’accession. Un mois avec zéro point, c’est long. Mais ce n’est pas une raison pour se mettre la panique à bord. Chacun sait ce que l’on est capable de réaliser, il n’y a pas de raison pour ne pas retrouver la victoire rapidement."

Trois victoires en quatre sorties

Les limites du moment - et, donc, les axes de progression - sont connus : "À froid, nos matchs ne sont pas si mauvais mais il y a des moments clés qu’il nous faut gérer plus sereinement. Trop souvent, ils nous échappent et, derrière, nous n’arrivons pas à réagir. Notre force, l’an passé, venaient de nos entames de match : nous commencions fort et, après, on résistait. Il faut retrouver ça. Comme l’engagement qui a manqué face à Toulouse puis Clermont. Ce n’est pas dans nos habitudes et ça ne doit plus se reproduire. à Toulon, c’était bien mieux sur ce point, au moins."

Le retour des Mitch Lees et Stuart Olding dans la rotation va permettre à l’ancien promu de gagner un tant soit peu en expérience. Pour le reste, il doit miser sur l’insouciance et l’énergie de ses 25 ans de moyenne d’âge pour bousculer le vice-champion d’Europe : "Comme le club mise sur la jeunesse, ce qui est tout à son honneur, il y a de la fraîcheur et de la fougue à faire valoir. Il faudra aussi être tactiquement et techniquement propres. à ce sujet, peut-être qu’il nous manque un peu de bouteille, oui. Mais je me dis que si l’on arrive à s’en sortir et à se maintenir dans ce Top 14, ce sera très formateur et de bon augure pour l’avenir."

La reconquête briviste doit débuter ce samedi. Et ce même si le CABCL voit débarquer une de ses bêtes noires : "Les trois dernières fois où les Racingmen sont venus, ils ont gagné : l’année de la descente (6-25 en septembre 2017), la saison dernière en championnat (20-44 fin décembre) et cet été en amical (19-31 fin août). Le Stadium leur réussit." Les hommes de Laurent Travers aiment les déplacements de manière générale : depuis la reprise des compétitions, en, septembre, ils se sont imposés à trois reprises (Lyon, Clermont en Champion Cup et Stade français) en quatre déplacements.

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Vincent BISSONNET
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