Ces Rochelais sont (mieux) armés

  • Jules Plisson (La Rochelle).
    Jules Plisson (La Rochelle). Icon Sport
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Pour la première fois sous l’ère Gibbes-O’Gara, le Stade rochelais s’avance dans la peau du leader. Un leader bien plus consistant que par le passé.

Cette fois-ci, la greffe a bien pris. Et cette équipe-là ne fait plus rire personne, Auteur du meilleur début de saison de son histoire en Top 14 (six victoires, une défaite), le Stade rochelais version Gibbes-O’Gara a atteint une forme de plénitude. Comme pour mieux valider le style imprimé par le duo anglo-saxon formé à l’été 2019, il s’est d’ailleurs emparé du pouvoir au classement dimanche dernier, après sa victoire autoritaire contre Clermont (19-10). Même si, pour l’instant, l’ancien ouvreur du XV du Trèfle n’en a que faire. "Leader après huit journées, ce n’est pas intéressant. Le but, c’est d’être dans les quatre à la fin de la saison, prétend "ROG". On n’est pas là pour jouer, on est là pour faire quelque chose et le message doit être clair." Il l’est, visiblement.

L’équipe, qui faisait jadis soulever les foules à coups d’envolées de quatre-vingts mètres, a considérablement élargi sa palette. Il lui manquait la maîtrise dans l’exécution, jusqu’ici. Tout est désormais réglé comme du papier à musique. En particulier en défense et dans l’utilisation souvent chirurgicale du jeu au pied. "Il est clair maintenant que La Rochelle a une base. Contre Clermont, on n’a jamais été en danger de perdre le match. ça fait une grande différence. Ils ont mené 3-0 et après bang, bang, bang !", apprécie l’entraîneur en chef rochelais.

Galvanisés par l’adversité ?

"Le fait d’être en tête ? C’est encourageant, ça donne envie d’y rester", réagit Pierre Bourgarit, excité à l’idée d’étrenner ce nouveau statut à Jean-Bouin dimanche. "On y voit plus clair. Même face à un cador, si on met les moyens, ce qu’on bosse à l’entraînement, de l’envie et de l’engagement, on peut rivaliser avec ces équipes-là et l’emporter. C’est gratifiant pour le groupe." Un groupe qui a grandi dans l’approche mentale. "Au début, c’était difficile, très difficile, reconnaît Ronan O’Gara. Mais l’adversité pousse certains hommes à battre des records. C’est le but, ici. On a un super groupe. J’ai de la chance d’être au cœur de ce projet."

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Romain Asselin
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