À Brive la faim, au Racing la fin

  • Louis Dupichot (Racing 92), face à Brive.
    Louis Dupichot (Racing 92), face à Brive. Icon Sport
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Les corréziens avaient signé une entame de feu. les visiteurs ont fini les plus forts. C’était presque écrit.

Samedi, les Brivistes ont tenu - presque - toutes leurs promesses. « Nous entrons vraiment dans la course au maintien, avait clamé Thomas Laranjeira dans ces colonnes vendredi. Il y a une prise de conscience, l’équipe veut tout donner pour regagner au plus vite. » Avec une entame canon, de l’allant à tout-va, de la précision et un engagement irréprochable, les Corréziens ont enfin joint la parole aux actes.

À la demi-heure de jeu, les hôtes menaient ainsi 16 à 3, grâce à une inspiration d’Enzo Hervé et à la précision du pied de Thomas Laranjeira. Mais voilà, entre un avant-dernier du Top 14 encore fébrile et un vice-champion d’Europe tellement sûr de sa force, treize points d’avance restent une marge dérisoire. Face à tout autre adversaire, les Noir et Blanc l’auraient sûrement emporté. En convertissant leur occasion en or, juste avant la mi-temps, avec ce cinq contre deux cafouillé par Nico Lee, l’histoire aurait aussi pu être différente. Mais si la prestation a été d’une qualité nettement supérieure aux brouillons rendus face à Toulouse et Clermont, le verdict aura été le même ou presque.

Inéluctablement, dès la reprise de la seconde période, les Corréziens ont décliné, concédant trop facilement un essai au retour des vestiaires et subissant les coups de boutoir du paquet d’avants francilien jusqu’à craquer au pire moment. En la matière, la mêlée continue d’être un souci persistant, décidément, même si le retour de la poutre Mitch Lees a permis, un temps, de retarder l’échéance. Le bonus défensif, le premier point empoché au classement par l’ancien promu depuis le 2 octobre, ne console pas grand monde du côté du Stadium. « Nous avons été devant soixante-dix-neuf minutes et trente secondes. Et il y a cet essai qui nous achève. Ça fait mal parce qu’il y a eu pratiquement tout ce qu’il fallait pour l’emporter », résume Saïd Hirèche. Le cœur du capitaine oscille entre le dépit d’une cinquième défaite consécutive et la fierté d’avoir relevé la tête : « Je pense que l’on va s’en sortir, j’y crois vraiment. »
 

Quatre sur cinq à l’extérieur

 

Sur ce match, le comportement et la tenue globale du collectif sont de nature à raviver un relatif optimisme dans la sous-préfecture. Mais dans le même temps, la projection sur les prochaines échéances a de quoi inquiéter. Après une semaine de relâche, les Brivistes enchaîneront trois déplacements à un rythme effarant, à La Rochelle (27 novembre), Castres (2 décembre) et Agen (6 décembre).

« Avec ces trois rencontres en neuf jours, on nous met en danger, grimaçait Thomas Laranjeira dans l’avant-match. Mais il reste que c’est une semaine qui risque de compter pour notre avenir. » S’il ne parvenait pas à décrocher de victoire sur cette trilogie, le CABCL en serait à huit revers d’affilée début décembre. Par ricochet, Castres, douzième, aurait de son côté repris de l’avance et Agen, la lanterne rouge, de l’espoir... L’état d’urgence est plus que jamais en vigueur en Corrèze.

Cette crispation dans les rangs coujous contraste avec la sérénité dégagée par le Racing au terme de ce terrible bras de fer. En Corrèze, les Ciel et Blanc ont tout simplement obtenu leur quatrième succès en cinq déplacements cette saison - après Lyon, Clermont et Paris. Même la furia briviste et un retard de presque deux essais transformés n’ont pas altéré sa confiance. Tout comme l’absence des internationaux, à peine perceptible. à la fin, comme toujours ou presque, les hommes de Laurent Travers ont forcé la décision, dans le sillage d’une mêlée dominatrice et de leurs cadres expérimentés, les Sanconnie, Trinh-Duc et autres Jones. Comme au stade Jean-Bouin, trois semaines auparavant. Comme contre Pau sept jourss plus tôt avec, là aussi, Fabien Sanconnie à la conclusion.

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