Le FCG se veut plus fort

  • En l’absence des titulaires touchés par le coronavirus, c’est le jeune Ange Capuozzo qui endossera le numéro 10 pour cette réception à hauts risques. Photo Icon Sport
    En l’absence des titulaires touchés par le coronavirus, c’est le jeune Ange Capuozzo qui endossera le numéro 10 pour cette réception à hauts risques. Photo Icon Sport
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Décimés par l’épidémie de Covid-19 qui a sévi ces dernières semaines au sein de l’effectif, les Isérois veulent voir dans cette réception l’occasion de se resserrer et de jeter les bases de leur fin de saison.

Et si la saison du FCG démarrait vraiment ce vendredi ? La question peut paraître un brin naïve et pourtant, c’était bien là l’idée qui animait les Alpins dans le courant de la semaine. Parce qu’après avoir payé le prix fort à la pandémie, les Isérois voulaient voir dans cette "trêve" qui ne disait pas son nom comme une occasion de remettre les compteurs à zéro et de repartir enfin de l’avant. "Je pense que ces deux semaines sans match nous ont permis de nous reposer mentalement, ça a été comme de petites vacances, soufflait le numéro 8, Deon Fourie en début de semaine sur le site du club. On a lâché un peu le rugby, on est sorti un peu du terrain j’espère que ce sera une bonne chose pour l’équipe." Car si certains écarts se sont creusés pendant cette césure, qui a renvoyé les Isérois pointer à une peu honorable dixième place (à sept points de la sixième place qualificative et à quinze des deux premiers rangs !), ces derniers ont pris conscience qu’aucun des prétendus "gros bras" n’était à l’abri d’un faux pas, à l’image de Perpignan surpris à domicile par Béziers la semaine dernière. De quoi se convaincre qu’une improbable remontada est toujours possible ? C’est à peu près l’idée, oui, à condition de l’entamer dès maintenant…

Glas : "Ce match sera révélateur de notre état d’esprit"

Le hic ? Il est que le passage de ce damné coronavirus a laissé plus que des traces, fauchant (entre autres) la deuxième ligne Fifita-Ostrikov ainsi que trois titulaires aux postes de la charnière comme Éric Escande, Enzo Selponi et Corentin Glénat. Si bien que c’est l’habituel arrière ou demi de mêlée Ange Capuozzo qui devrait dépanner ce week-end à l’ouverture, tandis que le numéro 8 Halaifonua sera prié de monter dans la cage pour parer au plus pressé, les Isérois n’ayant en outre toujours pas pu enregistrer l’arrivée du joker médical Jean-Charles Orioli, ce dernier ayant lui aussi attrapé le virus dès son arrivée en Isère. De quoi faire de ce match le rendez-vous le plus piégeux qui soit ? C’est peu dire, au vrai… "Évidemment que cette rencontre est un piège, soufflait l’entraîneur Stéphane Glas. Nous n’avons pas joué depuis trois semaines, on ne s’est entraîné que par petits groupes pendant un long moment, nous n’avons pu faire que deux entraînements collectifs… La seule bonne chose est que dans ce contexte, il faudra se resserrer et que cette rencontre sera un bon révélateur de notre état d’esprit."

Au final, l’enjeu de ce match peut être synthétisé tout simplement pour les Isérois : si une victoire offrira le droit de regarder vers le haut (avec en ligne de mire un déplacement à Carcassonne et les réceptions de Provence Rugby et Biarritz, entrecoupées d’un déplacement à Colomiers), une défaite les condamnerait à jouer rien moins que le maintien tout le reste de la saison. Aux joueurs, dès lors, de se dépouiller de la manière qui s’impose, sous les regards immobiles des 1 358 supporters dont les clichés orneront la tribune Nord du stade des Alpes…

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