Les finisseurs du Racing au rendez-vous ?

  • Kévin Le Guen et Antonie Claassen lors du match face à Brive le week-end dernier.
    Kévin Le Guen et Antonie Claassen lors du match face à Brive le week-end dernier. Icon Sport
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Passés maîtres dans l’art de remporter leurs matchs dans les ultimes secondes, les Franciliens savent qu’ils doivent être plus dans l’action que la réaction…

Les dernières performances du Racing 92 prêtent à interprétation. Il y a clairement deux façons d’analyser cette façon, quasiment devenu marque de fabrique, de s’imposer dans les derniers instants d’une rencontre. Pour le club francilien, ce fut le cas contre le Stade français, Pau et Brive, trois des quatre dernières sorties. Trois succès obtenus sur le gong alors qu’une défaite se profilait. « Ça montre que nous sommes forts psychologiquement et physiquement », positive en préambule le manager Laurent Travers. Une juste analyse.

Parvenir à empiler les victoires dans les dernières secondes d’une rencontre, ça vous dessine le tempérament d’une équipe à ne jamais rien céder. « On se met parfois en difficulté mais on ne lâche rien jusqu’au bout, confirme le capitaine Henry Chavancy. Ça prouve que ce groupe a beaucoup de caractère. » Et ce dernier tout de même de souffler longuement : « J’espère qu’on arrivera à l’avenir à gagner des matchs plus facilement, en se faisant moins peur. »

La gestion du physique

Parce qu’il est bien là le problème. Si les récents finalistes de la Champions Cup s’en sortent toujours plutôt bien – ils ont même décroché un point de bonus défensif dans les dernières secondes à Castres récemment – ils le doivent aussi à une préparation physique planifiée en fonction de leur parcours européen des mois de septembre et octobre. Ils en tirent encore aujourd’hui des bénéfices.

Mais pour combien de temps ? « Nous avons depuis plusieurs semaines de nombreux absents en raison de la période internationale et quelques blessés, confie Travers. Et chaque semaine, nous sommes contraints de remettre quasiment les mêmes joueurs sur la pelouse. À force d’enchaîner, il y a forcément un peu d’usure. Chaque début de match est donc difficile car il n’est pas simple de relancer la machine. Nous sommes donc toujours en réaction, rarement dans l’action. » Un constat que Laurent Travers aimerait ne plus avoir à faire. Et pour cause. « Ça nous pend au nez de ne pas réussir à revenir dans un match, ajoute encore Laurent Travers. Parce que si ça fonctionne pour l’instant, ça ne marchera pas contre certaines équipes. » Notamment les grosses écuries. Et peut-être même dès ce dimanche face à La Rochelle, leader du Top 14, vexé par une lourde défaite dimanche dernier face au Stade français.

Arnaud Beurdeley
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