André Quilis n'est plus

  • Walter Spanghero, Gérard Viard et André Quilis, trois figures du RCN.
    Walter Spanghero, Gérard Viard et André Quilis, trois figures du RCN. L'Indépendant, Philippe Leblanc. - L'Indépendant, Philippe Leblanc.
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Disparition de l'ancien troisième-ligne international, joueur élégant et fin, passionné par la transmission.

André Quilis n'est plus. C'est un pédagogue hors pairs qui vient de nous quitter, un homme passionné par la réflexion et la transmission de son amour du rugby. Mais il fut d'abord un excellent joueur, un troisième ligne longiligne, presque fin mais qui cachait une musculature de compétition. A y réfléchir, on s'aperçoit que c'était un vrai  talent offensif, un avant-aile au long rayon d'action qui aimait le ballon , un joueur spectaculaire et élégant qui ne fut peut-être pas célébré comme il aurait dû. Moins que certains de ses contemporains.


 Il pouvait même jouer trois quart aile quand les circonstances l'exigeaient.  Avant de se consacrer au rugby, André Quilis avait été champion du Languedoc du décathlon. Ce pur Audois né à Coursan se révéla sous le maillot de Narbonne dans les années 60, il remporta le Du-Manoir en 1968 aux côtés des Laurent et Walter Spanghéro, de Jean-Michal Bénaclöi et  d' Alain Barthez. Cinq fois, il fut appelé en équipe de France entre 1967 et 1971, dont une tournée en Afrique du Sud. Puis, il devint entraîneur, et conduisit l'USAP à une finale perdue contre Béziers en 1967. On le retrouva ensuite entraîneur de Nîmes, Montpellier ou Quillan et même de l'équipe de France A (la réserve des Bleus) pendant six ans. Il était professeur  d'Education Physique de formation, et il avait les bons côtés de sa corporation. Une façon de s'exprimer, patiente et douce, une façon de vouloir partager ses avis sans prendre quiconque de haut.

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