Biarritz assure le strict minimum

  • Biarritz assure le strict minimum contre Soyaux-Angoulême
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Sans briller, le BO l’a emporté face à Angoulême. Pour le contenu ou les envolées, en revanche, il faudra repasser. La victoire, et puis c’est tout !

Vendredi soir, le Biarritz Olympique a battu Angoulême, s’est adjugé une seconde victoire consécutive, lui permettant, malgré deux matchs de retard, de remonter à la quatrième place du classement et c’est peut-être tout ce qu’on retiendra ! Ah si, les Biarrots ont aussi corrigé leurs défaillances en touche. Pour le reste, comment dire... Les Basques ont eu toutes les peines du monde à faire tomber la lanterne rouge du championnat (qui ne devrait d’ailleurs pas le rester longtemps). La rencontre fut, pour rester poli, un brin ennuyante, et les rouge et blanc doivent leur salut à un paquet d’avants supérieur, qui leur a permis d’inscrire deux essais sur ballons portés. « On prend les quatre points, c’est l’essentiel. Mais tout n’a pas été parfait, loin de là » reconnaissait le demi de mêlée Barnabé Couilloud après la rencontre. « Malgré un match poussif et très, très moyen, on peut toujours trouver des motifs de satisfaction, ajoutait Nicolas Nadau. Notre conquête nous a fait défaut la semaine dernière, là elle nous a fait gagner le match. »

Saili, un phare dans la nuit 

De toute évidence, les vingt-trois fautes sifflées contre le SA XV n'ont pas permis au BO de poser son jeu. Lequel s'est d’ailleurs résumé à une succession de touches (cette fois réussies) et de ballons portés souvent bien contrés par le pack angoumoisin. Pour le coup ambitieux, les Basques ont longtemps insisté, en quête d’un bonus offensif qu’ils n’ont pas su accrocher. Muselés devant par la défense du SA XV, les coéquipiers de Steffon Armitage ont également eu du mal à créer du danger offensif derrière et les seules véritables incertitudes ou prises d'initiatives furent, comme souvent, à mettre au crédit de Francis Saili. Percutant et incisif sur chacun de ses ballons, le trois-quarts centre néo-zélandais était cependant trop seul. « La guerre des rucks n’a pas été à notre avantage, c’était très compliqué soulignait Couilloud face aux médias. Personnellement, j’ai eu très peu de ballons propres. On n’a pas réussi à trop mettre notre jeu en place, à mettre du rythme ou de la vitesse. » De son côté, Nicolas Nadau expliquait : « Le terrain était très mou, la rosée nous empêchait de faire trois passes. Ça a été très difficile, dès la préparation, de mettre en place ce qu’on voulait. » Les Biarrots vont néanmoins devoir s’y habituer. À un mois du début officiel de l’hiver, on peut aisément assurer que les “BOys” disputeront des rencontres dans des conditions bien plus compliquées que ça. Et ces derniers devront donc trouver d’autres solutions pour proposer un jeu un peu plus séduisant. Car même si Nadau, « désolé pour le public devant sa télé » assurait que « la victoire, c’est le plus important » et que « si le BO gagne comme ça jusqu’à la fin de la saison [il sera] très content », Biarritz et son effectif quatre étoiles se doivent de livrer des prestations d’un autre calibre. 

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Pablo Ordas
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