Et Masilevu sauva Grenoble...

  • Benito Masilevu sauveur de Grenoble contre Rouen
    Benito Masilevu sauveur de Grenoble contre Rouen Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Menés au score pendant pratiquement toute la deuxième période par une solide équipe rouennaise, les Isérois ont au moins eu le mérite de ne jamais baisser les bras pour arracher un succès sur le gong.

Ce n’est pas que l’on renonce à comprendre comment fonctionne cette équipe du FCG. Mais force est de reconnaître que l’on n’entend goutte, nada, que couic à ce Grenoble-là, à l’inconstance si troublante et aux choix de jeu si incongrus, capable de viser la pénaltouche alors qu’elle ne compte que deux points d’avance au score, ou de tenter les pénalités lorsqu’elle se trouve menée de quatre points. Le seul facteur rassurant pour notre santé mentale étant que son propre staff ne la comprend pas plus que nous… « Tenter cette pénalité, ce n’était vraiment pas le choix du staff, souriait, après coup, l’entraîneur en chef Stéphane Glas. On avait peu de possession sur cette deuxième mi-temps, il ne restait moins de dix minutes, on ne voyait pas vraiment comment notre équipe allait pouvoir trouver les ressources pour capter le renvoi, se dégager, bien défendre et récupérer le ballon. Et pourtant, ils l’ont fait… Il y a des matchs où l’on dit qu’on est allé chercher la victoire mais dans ce cas-là, je crois surtout qu’ils ont refusé la défaite. »

En allant jusqu’au bout d’eux-mêmes, à l’arrache, à la rage, à l’image d’Ange Capuozzo récupérant in extremis le centre Frisch après une interception de passe sur Taufa que l’on pensait décisive. « Ce n’était peut-être pas le meilleur des matchs sur le plan technique mais, en matière d’état d’esprit, c’est peut-être une référence, souriait l’ouvreur de fortune. On se dit que quand on retrouvera notre jeu, si on garde ce mental, on peut faire mal. » C’est ainsi perclus de crampes après pratiquement trois semaines sans compétition, à l’image du capitaine Clément Ancely incapable de se relever après un énième et ultime ballon porté après touche, que les Isérois ont trouvé les ressources pour aller chercher la gagne. «Ils nous ont fait mal dans ce secteur, convenait le manager des Normands Richard Hill, forcément déçu de subir sur le gong une défaite à 0 point. On ne s’y attendait pas vraiment car d’ordinaire c’est une équipe très joueuse… »

Glas : « l’équipe a refusé la défaite »

Sur les mauls, bien sûr, mais surtout sur un exploit. Celui de l’ailier Benito Masilevu qui, après son doublé contre le VRDR et sa réalisation décisive contre Mont-de-Marsan, a encore sorti le c… de son équipe des ronces, en marquant son 5e essai en 8 titularisations… Auteur au préalable de plusieurs interventions saignantes en défense, le finisseur Fidjien eut encore en fin de match la lucidité pour exploiter, sur une situation d’avantage, une coupable absence dans le fond du terrain rouennais. De quoi se poser une autre question : pourquoi ce joueur, si décisif dès lors qu’il touche de bons ballons, se trouve-t-il si peu servi par ses partenaires le reste du temps ? Encore une de ces interrogations qui font pour l’instant le sel de la saison des Grenoblois, à laquelle ces derniers devront bien apporter une réponse convaincante s’ils souhaitent véritablement enclencher leur remontada au classement…
 

 

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Nicolas Zanardi
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