Mistral gagnant pour les Provençaux

  • Florent Massip encore une fois auteur de la totalité des points de Provence
    Florent Massip encore une fois auteur de la totalité des points de Provence Icon Sport - Icon Sport
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Dans un match marqué par un vent infernal, chaque équipe a logiquement eu sa mi-temps, les Provençaux exploitant avec patience le manque de rythme des locaux pour l’emporter au finish.

Johann Authier aurait préféré une autre fin, histoire d’enrayer cette série de quatre matchs sans victoire. Mais les vieux démons du VRDR ont refait surface au stade Pompidou, dans un money time qui ressembla étrangement à la saison dernière.  « On a eu une dernière munition mais on n’a pas été assez patient pour rester dans l’axe, afin de récupérer une pénalité » pestait le manager drômois. Néanmoins, le match ne s’est pas perdu sur cette dernière action.

Dans un stade vide où seul un mistral dantesque s’est invité pour gâcher la fête aux Valentino-Romanais, les Damiers n’ont pas réussi à mettre la main sur ce match. Les managers de chaque camp l’avouaient, unanimes : « c’était vraiment compliqué de jouer et de mettre son jeu en place avec ce vent ». Difficile de réfuter cet argument, tant cette composante a influé sur la physionomie du match. Cependant le coach du VRDR se cherchait pas d’excuses... « On fait une première mi-temps cohérente mais trop d’erreurs en début de deuxième. Je n’ai pas grand-chose à reprocher à mes mecs sur l’investissement, mais on a perdu le match sur des détails. »

Cibray : « il fallait conserver le ballon face au vent »

Pourtant, la bande à Authier avait opté pour un jeu simple, à une passe. Las, cette philosophie a montré toutes ses limites sur le long terme. Mais pouvait-il vraiment en être autrement tant cette équipe, en arrêt depuis 3 semaines en raison de ce coronavirus sacrément tenace, est apparue en manque de rythme. « On n’avait pas assez d’essence dans le moteur pour faire la différence, grinçait Authier. Après de grosses séquences défensives, on avait pas le ressort pour repartir. » À l’inverse, du côté aixois, le coup de poker tenté par le manager Fabien Cibray a fonctionné sans encombre. Ses consignes étaient limpides : « conserver le ballon en première période et ne surtout pas jouer au pied face au vent, pour éviter que le VRDR puisse mettre son jeu en place, et attendre d’avoir le vent dans le dos en deuxième période pour accélérer. »

Codjo: « déçu, pas abattu »

En résumé, cette rencontre ne fut rien d’autre qu’un match à deux vitesses, où chaque équipe a eu sa mi-temps. Malgré la défaite, le VRDR se voulait serein pour la suite de la saison, ainsi que le précisait Dug Codjo. « Notre équipe manque encore de discipline et d’expérience sur certaines actions mais tout n’est pas à jeter, bien au contraire, positivait l’ailier drômois. Nous sommes déçus, mais pas abattus. » Une page se tourne pour le VRDR, et un prochain chapitre de ce Romans à écrire au bout d’un déplacement périlleux à Soyaux-Angoulême. Quant aux Provençaux, désormais installés dans le peloton des qualifiables,  l’objectif sera évidemment d’y rester...

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Pierre-Michel Perrin
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