Et Carca mata sa bête noire

  • team of Carcassonne during the Pro D2 match between Biarritz and Carcassonne on January 10, 2020 in Biarritz, France. (Photo by JF Sanchez/Icon Sport) - ---
    team of Carcassonne during the Pro D2 match between Biarritz and Carcassonne on January 10, 2020 in Biarritz, France. (Photo by JF Sanchez/Icon Sport) - --- Icon Sport - Icon Sport
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Dans un match cadenassé, l’US Carcassonne a réussi, pour la première fois de son histoire professionnelle, à battre une équipe de Grenoble trop timorée pour espérer ramener des points.

S’ils n’avaient été que seize sur le terrain, dépourvus des trois-quarts, on n’y aurait vu que du feu. Sous le vent et la pluie d’un Domec toujours vide, l’US Carcassonne a réussi à faire tomber sa bête noire vendredi, dans un match d’avants, sans pour autant assurer le spectacle. Dans le premier acte effectivement, rien ne laissait présager que l’une des deux équipes allait réussir à prendre le meilleur sur l’autre, tant l’âpreté du combat défensif était de mise. La première période fut un enchaînement de coups de pieds par-dessus des deux côtés, sans grand intérêt, ni réelle efficacité. Il fallut que Lucas Méret et Jonathan Bousquet passent respectivement trois et deux pénalités pour voir le score évoluer, et à la pause, la messe était encore loin d’être dite (9-6). Mais au retour des vestiaires, Carcassonne revient avec de meilleures intentions. L’entrée en jeu de Bakary Meité fut décisive, à l’image de son petit coup de pied à suivre pour son ailier Jasmin. Mis sous pression, le trois quart aile perdait le cuir dans les 22 du FCG, mais Selponi ne trouvait pas la touche, et permettait à McMahon d’user d’un ballon de contre. L’arrière audois servait alors Landman, qui marquait le seul essai de la partie à la 45e, après une course de près de 40 mètres (16-6 après transformation). Grenoble ne s’en remettra pas.

Grenoble absent des débats en conquête

Dans un second acte plus ouvert, Carcassonne est resté fidèle à ce que Christian Labit avait demandé, à savoir de la rigueur défensive et du réalisme : « La priorité était le mental, surtout dans un match dans de telles conditions météo. J’avais demandé aux garçons d’occuper le terrain, de mettre la pression en conquête et d’être pragmatiques. Ce soir je crois qu’on l’a été. » De son côté, le FCG repart à vide de l’Aude où il n’avait jamais perdu depuis plus de 10 ans. Une situation que les hommes de Stéphane Glas auraient pu éviter s’ils ne s’étaient pas sabordés dans le secteur de la touche, où ils ont perdu pas moins de sept ballons. Après la rencontre, le pilier Isérois Jérôme Rey analysait lucidement la situation : « On cherchait quatre points mais en deuxième mi-temps, il n’y avait plus qu’à faire le travail, et on est passé un peu à travers. On a été en difficulté en mêlée et en touche où on perd trop de ballons. Tout ça fait qu’à l’extérieur c’est compliqué de gagner. » À l’inverse, le troisième ligne de l’USC Bakary Meité lui, était logiquement satisfait : « On s’est pas enlevé, et je pense que c’est ça qu’il faut retenir. On a toujours ces petites scories d’une équipe qui est en mal de confiance. Ce soir, on est surtout heureux d’avoir été souverain à domicile, chose qui n’a pas souvent été le cas cette saison, et de remonter au classement. »

Midi Olympique
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