Alonso Muñoz, rebond favorable

  • Le jeune ailier espagnol Martín Alonso Munoz a inscrit son premier essai en Top 14 contre Brive.
    Le jeune ailier espagnol Martín Alonso Munoz a inscrit son premier essai en Top 14 contre Brive. Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le

Deux semaines après une première titularisation à oublier, le jeune ailier Martin Alonso Munoz a su saisir sa chance face à Brive pour rebondir.

On l’avait quitté sacrifié sur l’autel de la débandade rochelaise, à Jean-Bouin, en cette soirée compliquée du 15 novembre face au Stade français (35-13). Remplacé dès la 28e minute, pour sa toute première titularisation en pro après deux entrées en jeu convaincantes contre Pau et Clermont. La faute à des montées défensives à contretemps, dont, d’ailleurs, il n’était pas seul coupable - loin de là, même - ce soir-là. Samedi, on a retrouvé Martin Alonso Muñoz dans de biens meilleures dispositions. « Très heureux », pour reprendre ses premiers mots. Et pour cause. Repropulsé titulaire pour la réception de Brive, le jeune ailier espagnol en a profité pour inscrire son premier essai dans la cour des grands. Toujours un moment spécial, dans une carrière.
Remuant comme l’ensemble des trois-quarts rochelais, le natif de Valladolid se souviendra longtemps de cette 36e minute. De cette interception de Sinzelle à hauteur de la médiane et de cette offrande de Raymond Rhule pour ouvrir son compteur points. Même si, de son propre aveu, il n’avait pas besoin de ça pour se relever. « Ce n’est pas de marquer un essai en Top 14 qui va me rendre plus confiant, ça ne change rien ! J’ai la même confiance qu’avant. »

Paris, la thèse du jour sans

Ça vous pose le tempérament du garçon, pas désarçonné plus que ça par l’amer scénario de sa grande première, deux semaines plus tôt. « C’était difficile, un peu dur à assumer, ça ne s’est pas passé comme je l’espérais mais il faut toujours croire en ton travail et montrer que tu peux assumer, glisse d’abord celui qui fêtera ses 22 ans mercredi. J’ai appris des choses, peut-être, mais je n’ai rien changé. Je ne me suis pas trop posé de questions. Contre le Stade français, je n’ai pas montré l’image que je montre tous les jours à l’entraînement. Mais il ne faut pas que je me contente de jouer. Je dois être exigeant envers moi pour être là le plus souvent possible. »

Ce discours ne surprend pas outre mesure son coach Sébasien Boboul, qui l’avait déjà pris sous son aile avec les espoirs. « Martin sait où il veut aller, c’est un compétiteur. Il s’est vite remis en question, il a su réagir aux entraînements. On lui a laissé une chance de se rattraper. C’est très bien pour lui qu’il ait marqué. Il a d’énormes qualités, un gros potentiel. Il est parti de Clermont pour un autre challenge, il veut devenir un titulaire. On va travailler ensemble pour qu’il arrive à s’imposer et enchaîner les matchs. » Maintenant qu’il a payé pour apprendre, Alonso Muñoz savoure. L’esprit « tranquille », dit-il.

Romain Asselin
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?