Galthié : « Et tout ça, dans un environnement qui n’est pas facile »

  • Fabien Galthié (sélectionneur des Bleus) en discussion avec Teddy Thomas
    Fabien Galthié (sélectionneur des Bleus) en discussion avec Teddy Thomas Icon Sport - Icon Sport
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Le sélectionneur Fabien Galthié s’est dit satisfait de la performance de son équipe et n’a pas manqué de souligner combien cette large victoire contre l’Italie intervient dans un contexte très difficile.

Êtes-vous fier du résultat malgré les nombreux changements intervenus au sein de votre équipe ?

C’est surtout à chaque fois un challenge de constituer une équipe (rires) avec si peu de temps passé ensemble. Mais c’est intéressant car ça nous oblige à travailler sur notre méthode, que ce soit la partie analytique ou la partie sensorielle. On essaie de tracer et d’aller vite. Pour le moment, ça se passe bien mais ça s’arrête là.

Il y a eu beaucoup de jeu au pied de la part de l’équipe de France ce soir. Est-ce que c’était le plan de jeu ?

Le jeu au pied fait partie de notre organisation. Nous avons un projet de jeu simple : trouver des espaces dans le premier rideau mais aussi derrière. Nous avons tapé 47 jeux au pied sous différentes formes dont 86 % se sont révélés efficaces. Ce qui a permis de mettre l’équipe dans le sens de la marche.

Qu’est ce qui a fonctionné selon vous ce soir et que faut-il améliorer ?

La victoire, c’était l’objectif de la semaine. Avec 20 minutes d’entraînement collectif mercredi matin et 21 l’après midi pour des joueurs qui ne se connaissaient pas. Ensuite, ce qui m’a plus, ce sont les cinq essais avec un écart de +31 points. C’est très positif. Notre jeu au pied a été très bon. On a retrouvé aussi quelques-uns de nos circuits qui ont été très efficaces. Les points d’amélioration pour la semaine prochaine, ce sera d’abord se concentrer sur un match contre l’Angleterre qui jouera avec son équipe type. Ce sera une finale, il faudra se concentrer sur l’évènement. Nous ne chercherons pas à nous améliorer sur ce qu’on a fait ou pas fait.

Qu’est ce qui est le plus important pour vous : remporter des succès et des trophées rapidement ou construire un groupe dans la perspective de la Coupe du monde 2023 ?

Les deux. Notre objectif, la finalité souhaité par tout le staff, c’est de redevenir une nation majeure du rugby mondial, gagner vite des matchs et des titres. Pour cela, nous avons une feuille de route. Nous avons mis en place toute une méthodologie qui demande beaucoup aux joueurs, au staff aussi. C’est le prix pour être performant rapidement. Et tout ça, dans un environnement qui n’est pas facile, notamment par rapport au calendrier et à nos institutions qui ne sont pas toujours en phase. On doit faire avec, avancer. Et nous adapter.

Comment jugez-vous la performance de Brice Dulin pour son retour en équipe de France ?

Très bonne ! Excellente. La précision de son pied gauche, son placement et son replacement, ses performances sur le jeu au pied aérien, tout a été bon. Il a aussi amené plusieurs franchissements. Vraiment un très bon match de Brice.

A quel genre de match vous attendez-vous dimanche prochain contre les anglais ?

On va jouer contre une nation qui n’a perdu qu’un match cette année, c’était face à nous. C’est une équipe qui va jouer avec son meilleur effectif, qui a beaucoup d’expérience collective. On s’attend à un match contre la meilleure équipe du monde puisque l’Afrique du Sud ne joue pas en ce moment.

Justement, l’idée de solliciter les clubs ou la LNR pour éventuellement pouvoir compter sur le meilleur effectif possible pour cette finale contre l’Angleterre, vous a-t-elle effleuré l’esprit ?

Au niveau international, quand on bascule sur l’équipe de France, il faut basculer complètement et s’investir. On ne peut pas demander aux joueurs de rentrer, de sortir et de revenir. Toutes les nations travaillent ensemble depuis sept semaines ensemble. Nous, nous avons dû respecter les accords sur les trois feuilles de matchs maximum par joueur. Nous avions prévenu nos joueurs qu’après ce premier bloc de trois matchs, ils sortiraient et qu’on reconstruirait une autre équipe. C’est donc trop difficile pour un joueur de se replonger dans ce contexte. Le rugby international n’a rien à voir avec le rugby de club. L’équipe qui est là depuis lundi dernier sera là pour affronter les Anglais, à l’exception de quelques joueurs comme Baptiste Serin ou encore Teddy Thomas qui ont consommé leurs trois feuilles de matchs.  

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