Les All Blacks s’offrent le trophée

  • Le capitaine Sam Kane et les joueurs Néo Zéalndais s'offrent un nouveau titre.
    Le capitaine Sam Kane et les joueurs Néo Zéalndais s'offrent un nouveau titre. Dave Lintott / Icon Sport - Dave Lintott / Icon Sport
Publié le , mis à jour

Attendus au tournant après deux défaites, les Néo-Zélandais ont mis les choses au clair. En venant à bout d’une équipe des Pumas courageuse mais dépassée physiquement, les All Blacks n’ont pas déçu et empochent le Tri-Nations.

Ils peuvent partir en vacances avec le sentiment du devoir accompli. Avant le match, tout le monde se posait des questions sur l’"effet" Maradona et son influence sur le jeu des Pumas. Même les Blacks s’y sont mis lors du Haka, quand Sam Cane déposa un maillot noir floqué du numéro 10 au nom du footballeur sur la ligne médiane.

Contrairement au match d’il y a quinze jours, les Blacks ont su respecter les fondamentaux du jeu. Ils avaient trois secteurs à travailler (la discipline, la conquête et l’alternance) et la mission fut largement remplie. Seule ombre au tableau, le carton jaune de Lomax (déblayage illégal). Côté conquête, les Argentins ont pris une leçon en mêlée et en touche et n’avaient plus de bases solides pour lancer leurs attaques. Enfin, on a vu de la variété dans les options de jeu.

Sanchez hors du match

On eut ainsi un aperçu très rapide de l’approche néo-zélandaise quand Mo’unga balança une chandelle dans les 22 mètres argentins. Il fallut un sauvetage d’Ezcurra pour sauver une situation compromise dès la 9e minute. Les All Blacks mettaient d’entrée une pression sans relâche sur les Pumas, au point que, après vingt-cinq minutes de jeu, les All Blacks avaient 70 % de possession. Ils surent faire fructifier ces ballons avec un essai de Coles démarqué sur l’aile par une passe lobée de Mo’unga qui créa le décalage (11e), puis une pénalité de Mo’unga (16e). Clarke se voyait refuser un essai pour avoir mis la main en touche avant d’aplatir (23e).

Les Argentins étaient au bord de la rupture, défendant avec l’énergie du désespoir pour endiguer les incessantes vagues. "Nous avons commis trop d’erreurs ballon en main et n’avons pas été précis, déplorait le capitaine Pablo Matera. Dès qu’on avait le ballon, on commettait une erreur. Quand nous avons eu des occasions, nous n’avons pas su les saisir à cause de nos imprécisions. On va se regrouper, revoir le match et faire en sorte que l’on finisse sur une bonne note face aux Australiens."

La deuxième mi-temps débutait comme la première avec une énorme domination des All Blacks qui n’arrivaient pourtant pas à conclure. Il fallut une belle combinaison en fond de touche pour voir Scott Barrett servir Savea qui marquait l’essai qui asseyait la victoire (51e). À 17-0, les Argentins se devaient de réagir mais ne pouvaient aligner les temps de jeu, rendant trop facilement le ballon sur des fautes de main inhabituelles.

Sanchez, méconnaissable, laissait sa place à Carreras qui allait connaître quinze minutes de cauchemar à l’ouverture, offrant deux essais au nouveau prodige Will Jordan. Les Pumas lâchaient prise dans le dernier quart d’heure et si Rieko Ioane voyait son essai annulé, Tuipulotu concluait sous les poteaux. "Ce fut un match dur et il nous a fallu être patients pour venir à bout de leur résistance, a déclaré, tout sourire, le sélectionneur Ian Foster. Mais nous avons su rester patients. Cette victoire est un soulagement."

Jacques BROQUET
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?